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Le nombre d’adoptions en Russie suit la tendance générale de l’adoption internationale en France : 286 en 2011, en baisse de 13% par rapport à 2010, et de près de 50% par rapport à 2004. Les milieux politiques russes se montrent très sensibles aux conditions d'accueil et au suivi des enfants adoptés à l'étranger et ont déjà finalisé des accords bilatéraux avec un certain nombre de pays d'accueil dont la France (accord signé en 2011, qui doit être ratifié par les parlements russe et français fin 2012 ou courant 2013).
Dans cette page:
Qui sont les enfants? Les procédures
Qui sont les enfants?
Qui sont les enfants?
Les enfants originaires de Russie étaient majoritairement petits en 2011 : plus de 50% avaient moins de trois ans. 21% avaient plus de 5 ans.
Ils sont essentiellement adoptés en démarche individuelle (79%). Selon les statistiques 2011 de l’Autorité centrale italienne, il s’agit essentiellement d’enfants ayant fait l’objet d’un retrait d’autorité parentale (80% d’entre eux). Une attention particulière est à porter à l’état de santé de l’enfant:
- Les dossiers médicaux rédigés dans les pays de l’ex Union soviétique ont des terminologies particulières. Ils ne sont pas toujours très fiables. On suppose que les juges seront ainsi plus disposés à laisser partir les enfants dont le dossier médical est spécialement lourd. Il est donc recommandé de se rapprocher d’un pédiatre travaillant dans une Consultation d’orientation et de conseil en adoption (COCA), qui saura décrypter les termes utilisés.
- Il convient également d’être vigilant sur divers paramètres (non exhaustifs): le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) dont la prévalence est beaucoup plus élevée en Russie que dans tous les autres pays, la prématurité, ou encore le nanisme psycho-social, à rapprocher des carences liées aux placements prolongés en institution. Le docteur Chicoine, pédiatre canadien, estime qu’il faut compter un mois de retard pour trois mois vécus en institution.
Les procédures
C’est le seul pays européen à autoriser encore trois types de démarches:
- individuelles dans certaines régions. Les procédures varient d’une province à l’autre, et les régions acceptant des démarches individuelles changent vite. Il est donc important de se renseigner auprès de familles ayant réalisé une adoption récemment. Votre association départementale EFA peut vous aider à en rencontrer une ;
à noter (voir ci-dessus) que les démarches individuelles seront interdites dès la ratification de l’accord franco-russe
- par un organisme autorisé pour l'adoption (OAA), au nombre de 2 pour la Russie: voir la fiche Russie du Service de l'adoption internationale (SAI).
Les OAA confient des enfants relativement plus "grands" (4-5 ans) ;
- par l’AFA, accréditée par le pays dans un certain nombre de régions. Près de 1000 familles sont enregistrées à l'AFA en liste d’attente pour la Russie, alors que 10 adoptions sur les 286 réalisées en 2011 l’ont été via l’AFA.
Deux spécificités des procédures en Russie qui nécessitent une bonne définition du projet au préalable et une préparation psychologique:
- La présentation de plusieurs enfants, ce qui impose d’être préparé et de se sentir capable de faire un « choix »
- La recherche de la famille d’origine et/ou la recherche d’une adoption nationale est possible jusqu’au prononcé de l’adoption, ce qui signifie que certains apparentements ne pourront aboutir à une adoption, même après la présentation de l'enfant; familles et enfants peuvent en rester meurtris.
Enfin, deux à trois voyages sont nécessaires, ce qui a un impact important en terme de coût total du projet d’adoption.
N'hésitez pas à contacter votre association départementale EFA.
A suivre: l'actualité en Russie sur la page Actualité internationale de l'adoption
Le nombre d’adoptions en Russie suit la tendance générale de l’adoption internationale en France : 286 en 2011, en baisse de 13% par rapport à 2010, et de près de 50% par rapport à 2004. Les milieux politiques russes se montrent très sensibles aux conditions d'accueil et au suivi des enfants adoptés à l'étranger et ont déjà finalisé des accords bilatéraux avec un certain nombre de pays d'accueil dont la France (accord signé en 2011, qui doit être ratifié par les parlements russe et français fin 2012 ou courant 2013).
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