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La chance, on la prend quand elle s'offre
Par ces quelques lignes, Nazir Hamad, psychologue clinicien et psychanalyste, nous aide à comprendre que nous, parents, n’avons pas « sauvé » notre enfant. Et il nous propose des mots pour aider notre enfant à ne pas se sentir coupable d’avoir survécu.



C'est terrible de voir autant de destructions et de morts et c'est réjouissant de voir des survivants s'en sortir tant bien que mal. Pourquoi eux et pas les autres? Il n'y a pas de réponse adéquate. Ils ont eu une chance incroyable et cette chance est à prendre parce qu'elle nous est donnée comme ça, gratuitement, par on ne sait pas qui. La chance, on la prend quand elle s'offre de la sorte et cela est un cadeau de la vie. Il y a aussi cet élan de solidarité internationale qui nous fait croire que l'homme n'est pas toujours mauvais. L'armée américaine arrive en force pour consacrer son savoir-faire au service de la vie et non pas de la mort comme elle sait le faire parfois. Le sort frappe aveuglement et c'est pour cela, je crois, que la solidarité est un réflexe inconditionnel. On est tous égaux devant les coups du sort et c'est pour cela on s'identifie aux victimes comme s'ils étaient nos frères et nos voisins. Le samaritain habite encore le coeur des hommes.


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Après le génocide du Rwanda, le tsunami en Asie, et le tremblement de terre en Haïti, Accueil aborde la question de l'attente et l'arrivée d'un enfant dans un contexte d'urgence