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Juillet 2010: Enfants arrivés d’Haïti – une enquête du CSA auprès des familles Janvier 2010: Conseils pour l'arrivée de l'enfant après le séisme en Haïti
5 novembre 2009: Épidémie de diphtérie en Haïti Juillet 2010: Enfants arrivés d’Haïti — une enquête du CSA auprès des famillesÀ l’initiative du Conseil Supérieur de l’Adoption (CSA), une enquête va être réalisée sur l’état de santé et l’adaptation des enfants haïtiens arrivés sur le territoire français en vue d’une adoption dans les semaines qui ont suivi le séisme. L’objectif de cet état des lieux n’est pas d’alimenter la polémique qui a entouré les conditions d’évacuation des enfants, mais bien d’avoir une vision de la réalité quotidienne de ces enfants du point de vue de leurs parents et des professionnels de santé qui les accompagnent. Le questionnaire a été élaboré par un groupe de travail composé de personnalités compétentes mais aussi de représentants des familles, dont EFA. Il sera envoyé à toutes les familles des enfants évacués dans les suites immédiates du séisme et dont les coordonnées étaient recensées par le Service de l'Adoption internationale (SAI). Adressé au secrétariat du CSA, il sera anonymisé avant d’être analysé par le même groupe de travail avec l’aide d’un stagiaire (étudiant en Master). Des points d’étape sont prévus à 6, 12 et 24 mois après l’arrivée. N’hésitez pas à le remplir en collaboration avec le médecin qui suit votre enfant, qui vous aidera à faire la part des choses entre un comportement normal selon l’âge et ce qui pourrait avoir un lien avec l’abandon, l’adoption et les conditions particulières de l’arrivée. Les premiers résultats devraient permettre de mieux identifier les besoins des familles et des enfants, de connaître les personnes ressources sur lesquelles ils peuvent s’appuyer, celles qui répondent le mieux à leurs besoins du moment. Complétés par la suite par une enquête plus vaste sur l’ensemble des enfants adoptés, ils devraient permettre de définir des actions d’accompagnement des familles adoptives, avant et après l’arrivée de l’enfant et, qui sait, d’adapter les dispositifs existants aux besoins spécifiques des enfants adoptés. EFA tiendra les familles informées des retours et des étapes ultérieures. Pour toute question à ce sujet, vous pouvez envoyer vos mails sur l’adresse mail dédiée Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou sur la liste de discussion santé d’EFA. Janvier-février 2010: Conseils pour l'arrivée de l'enfant après le séisme en Haïti Très important: outre les indications ci-dessous, consulter la rubrique créée spécialement et régulièrement complétée et actualisée, sur l'arrivée des enfants en provenance de Haïti Fiche de conseils sanitaires avec quelques préconisations 22/01/10 Les premiers enfants évacués d’Haiti dans le cadre des procédures d’adoption vont commencer à arriver sur le territoire français et dans leur famille. Le contexte dans lequel ils sont évacués et ce qu’ils ont vécus ces derniers jours les rend particulièrement vulnérables. A ce titre, ils nécessiteront une prise en charge médicale adaptée, non seulement pour les lésions physiques visibles mais parce que leur histoire les prédispose à d’autres dangers. De tous temps, les enfants arrivant d’Haiti dans le cadre de l’adoption internationale, souffrent majoritairement de malnutrition. S’agissant des enfants qui vont être évacués à la suite du séisme, à cette malnutrition chronique s’ajoutera très probablement une dénutrition ces derniers jours, avec des périodes de deshydratation. Leur prise en charge médicale doit prendre en compte cette fragilisation qui rend la renutrition plus délicate, et ne peut se faire qu’avec un suivi médical rapproché. En effet les risques de séquelles et de déséquilibres sont importants: déséquilibre intestinal avec diarrhées chroniques qui aggravent la malnutrition, problème rénaux en cas d’apport hydrique trop important et mal contrôlé, lésions cérébrales lors des oscillations importantes de l’état d’hydratation. Sans compter les pathologies infectieuses qui pourraient se déclarer dès l’arrivée et compliquer le tableau. A cela s’ajouteront inévitablement les conséquences psychologiques du double traumatisme que constituent le séisme et ses conséquences locales d’une part, et le départ précipité sans la préparation habituelle d’autre part. Habituellement, il est possible de prendre le temps, de permettre à l’enfant de découvrir son environnement avant de consulter. Dans le cas des enfants qui arrivent suite au séisme, nous vous recommandons très fortement de prendre contact avec un médecin rapidement, idéalement dans la semaine. Une hospitalisation d’un jour ou deux peut être nécessaire pour guider la reprise d’une alimentation normale: elle nécessitera votre présence aux côtés de l’enfant. Les consultations adoption (dites COCA), qui sont intégrées à un service de pédiatrie, sont tout à fait compétentes pour prendre en charge ces enfants, tant sur le plan organique que psychologique. D’autre part, grâce à leur connaissance de la filiation adoptive, ils pourront apporter aussi un soutien aux parents et à la fratrie, qui après des jours d’angoisse, vont devoir construire une relation sereine, basée sur l’amour et non sur un sentiment de "sauveur". Les COCA ont été sensibilisées à cette éventualité et sauront vous accueillir rapidement. Dans l’attente de cette consultation, quelques préconisations: - fractionner les apports liquides et solides
N’hésitez pas à poser vos questions sur l’adresse dédiée: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Elles seront transmises à l’équipe santé qui vous répondra dans les meilleurs délais. 5 novembre 2009 : Épidémie de diphtérie en Haïti Une épidémie de diphtérie est signalée en Haïti ; elle concerne les régions de Cap Haïtien, Gonaïves et Port au Prince. La diphtérie est une maladie infectieuse qui se présente comme une angine dont la caractéristique est d’être asphyxiante, en raison de la prolifération de fausses membranes dans la gorge qui obstruent le passage de l’air. C’est le « croup » d’avant guerre. La vaccination anti-diphtérique fait partie des vaccinations obligatoires dans le monde entier. Mais du fait d’une moindre vigilance à son égard, de lobbies anti-vaccins, de populations nomades mal suivies et de rappels pas toujours faits dans les temps, on voit réapparaître quelques cas de diphtérie en France. Elle se soigne facilement grâce aux antibiotiques et le risque majeur est plutôt de passer à côté du diagnostic. En effet, depuis la vaccination dont l’obligation en France date de 1938, elle avait pratiquement disparue et seuls les médecins qui exerçaient à cette période (ils ne doivent plus être nombreux !) gardent le souvenir des signes évocateurs qui mènent au diagnostic. Si vous êtes amenés à vous rendre en Haïti, vérifiez donc vos vaccinations plutôt deux fois qu’une. Et si votre enfant est arrivé récemment d’une de ces régions, n’oubliez pas son rappel ; et surtout, en cas d’angine inhabituelle, pensez à prévenir votre médecin de cette hypothèse. Des campagnes de vaccination ont été relancées par l’OMS, mais dans ce pays où l’état nutritionnel des enfants est précaire, on conçoit qu’une telle épidémie soit responsable d’une mortalité importante. Dr Odile BAUBIN , Vice-présidente Santé et Vie de l’enfant d’Enfance & Familles d’Adoption Pour en savoir plus : http://www.invs.sante.fr/international/bhi/bhi_041109.pdf 7 Juin 2009 : Poliomyélite en Afrique La poliomyélite est une maladie virale qui a pratiquement disparue dans les pays industrialisés grâce à la vaccination. Elle demeure cependant largement présente dans les zones plus défavorisées et notamment en Afrique où elle a tendance à s'étendre malgré les programmes de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) qui visaient à la faire disparaître du globe. Du Nigéria où elle est endémique (présente en permanence à un haut niveau d'épidémie), l'épidémie s'étend en Afrique de l'Ouest (Guinée, Bénin, Niger, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Togo) et gagne l'Afrique de l'Est (Kenya, Ouganda, Soudan). Certains de ces pays sont aussi des pays d'origine en adoption internationale. Aussi il n'est pas inutile de rappeler certaines règles de prudence élémentaire si vous êtes amenés à vous rendre dans ces régions. Avant de partir, il est indispensable de vérifier la validité de vos vaccinations : si celles de vos enfants sont en général à jour (la vaccination est obligatoire et fait partie du "pack vaccinal" des premiers mois et des rappels dans l'enfance), celles des parents sont moins souvent vérifiées, d'autant que, hormis pour certaines professions, les rappels ne sont plus obligatoires après l’âge de 35 ans. En ce qui concerne les enfants en situation d'adoption, ils sont normalement bien vaccinés. Mais compte tenu de l'épidémie, il n'est pas impossible que de plus en plus d'enfants porteurs de séquelles de poliomyélite soient proposés à l'adoption. Sources : Institut de veille sanitaire (INVS) - site : http://www.invs.sante.fr/ Bulletin hebdomadaire international n°192 semaine du 20 au 26 mai 2009 Organisation mondiale de la santé (OMS) - site : http://www.who.int/fr/ Fiche santé sur la poliomyélite Lire aussi La poliomyélite chez l’enfant 30 décembre 2008 : Togo – Épidémie de choléra Le Togo est confronté à une épidémie de choléra qui semble sous contrôle. Elle aurait touché 300 personnes et fait 3 morts, essentiellement dans la capitale. La section consulaire de Lomé invite instamment les candidats désireux de participer à des chantiers jeunes pendant l’été, à prendre le maximum d’informations, au delà de celles éventuellement données par une ONG française, auprès de l’ONG togolaise. Source Ministère des Affaires étrangères 29 décembre 2008 : Brésil – Plusieurs cas de fièvre jaune Plusieurs cas de fièvre jaune ont été rapportés ces dernières semaines dans l’État de Goias ainsi que dans le district de Brasilia. La vaccination est donc indispensable avant tout déplacement dans ces régions. Cette vaccination reste par ailleurs conseillée aux voyageurs souhaitant se rendre en Amazonie ainsi que dans les Etats du nord du Brésil, dans le Minas Gerais et Rio de Janeiro. Source Ministère des Affaires étrangères 11 octobre 2008 : Chine – Lait contenant de la mélanine L’atteinte de nombreux enfants en Chine, intoxiqués par du lait contenant de la mélamine, soulève légitimement des inquiétudes dans le monde de l’adoption. Qu’en est-il pour nos enfants venus de Chine ou à venir ? quels risques ? quelles précautions ? Bien que les informations sanitaires qui nous parviennent de Chine soient succinctes, l’étude des recommandations des instances sanitaires françaises, permet de dégager quelques informations et recommandations. La mélamine s’élimine par le rein où elle a la particularité de cristalliser, entrainant des calculs urinaires, et une insuffisance rénale aigüe, pouvant être responsable de décès notamment chez le très jeune enfant. L’intensité des signes est liée aux doses absorbées en fonction du poids, c’est la raison pour laquelle les plus touchés sont les nourrissons dont l’alimentation est exclusivement lactée ; 80 % des enfants atteints ont moins de 2 ans, et plus de 90 % moins de 3 ans. La contamination peut se faire par l’absorption de produits laitiers (laits infantiles et préparations lactées), mais aussi de biscuits ou bonbons contenant du lait. Il ne semble pas y avoir d’effet à long terme, et une fois la source de contamination stoppée et en l’absence de signe, le danger est écarté. On peut donc penser que les enfants nés en Chine et arrivés en France (ou en Europe) depuis plusieurs mois sans aucun signe urinaire, ne présentent aucun risque d’atteinte. Pour les enfants récemment arrivés, spécialement les nourrissons dont l’alimentation était essentiellement lactée, il est souhaitable d’ajouter au bilan d’arrivée, une étude de la fonction rénale (urée, créatinine suffisent). Les calculs urinaires sont douloureux et parfois responsables d’infections urinaires ; ils ne passent pas inaperçus, inutile de les chercher s’il n’y a pas de signe clinique. Un protocole de déclaration de pathologies susceptibles d’être lié à une intoxication par la mélamine, a été mise en place par les autorités sanitaires qui, à ce jour, n’ont eu connaissance d’aucun cas en France. Nous n’avons pour notre part, aucune information sur des localisations géographiques particulières, ni sur des orphelinats plus susceptibles d’être concernés que d’autres. Produits alimentaires d’origine chinoise contaminés par de la mélamine – Article du site de l’institut de veille sanitaire Dr Odile BAUBIN
Vice présidente Santé – Vie de l’enfant d’Enfance & Familles d’Adoption |


