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À voir : des films sur l'adoption
À l’affiche
Ce soir j'ovule!, de Carlota Clerici, mise en scène de Nadine Trintignant, Théâtre des Mathurins, Paris (du mardi au samedi, 19h30, jusqu'à fin avril 2010).

Ne vous fiez pas à son titre volontairement provocateur, cette pièce de théâtre n’est pas une grosse farce, elle est même tout le contraire! Écrite avec beaucoup d’humour et un langage très direct par Carlotta Clerici qui s’est largement inspirée de son histoire personnelle, elle est le cri d’une femme qui a été confrontée à la stérilité et nous interpelle sur tout le chemin à parcourir pour satisfaire ce désir qu’ont la plupart des femmes: devenir mère. Dénonçant "l’acharnement thérapeutique" - des divers traitements contre la stérilité à la préparation d’une FIV (fécondation in vitro pour les non-initiés) - en passant par tout l’arsenal de réactions et d’incompréhensions des amies bien intentionnées qui prodiguent leurs "bons" conseils, du conjoint tantôt incrédule, tantôt impatient et rarement impliqué, la pièce décortique tous les mécanismes qui se mettent en place dans ce processus et progressivement hachent menu cette femme au "ventre creux". Mais il y a des solutions à tout et notre héroïne campée par une actrice très convaincante – Catherine Marchal – trouvera la sienne ! Celles qui ont connu ce parcours se reconnaîtront dans cette pièce et n’en sortiront pas indemnes mais seront soulagées qu’enfin on en parle! Pour les autres, conjoints ou compagnons, femmes n’ayant pas subi cette épreuve, ce spectacle a une réelle vertu pédagogique.
Alors, si vous voulez passer un bon moment et élargir votre regard sur un sujet très actuel et pourtant si méconnu car il touche l’intime, n’hésitez pas, poussez la porte du Théâtre des Mathurins! Représentations du mardi au samedi à 19h30 jusqu’à fin avril 2010 Pour en savoir plus: http://www.theatrevivant.com/carlotta/ovule.html
Une Vie toute neuve, d'Ounie Lecomte, 2010, Gloria Films Productions et Now Films
Sortie en salles le 6 janvier 2010
Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des religieuses catholiques. Commencent alors l’épreuve de la séparation et la longue attente d’une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés laissent entrevoir une part du rêve, mais brisent aussi les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d’une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux qu’elle aime.
EFA vous encourage vivement à aller voir ce film (Festival de Cannes: sélection officielle hors compétition) C’est à partir de son histoire personnelle qu’OUNIE LECOMTE décide d’écrire ce scénario et signe son premier film. Si l’histoire n’est pas autobiographique, la justesse des émotions et des sentiments qui y sont exprimés résulte du parcours et de la réflexion de la réalisatrice.
Au-delà de la valeur esthétique du film, sa très grande qualité est de se placer à hauteur de l’enfant et de nous permettre d’appréhender "de l’intérieur" le cheminement que la petite fille va devoir faire pour accepter d’emprunter le chemin qui s’offre devant elle.
Cette histoire ouvre tout un champ de réflexion sur la place de l’adoption, ce qu’elle peut apporter aux enfants privés de famille mais aussi sur ses limites; sur la nécessité d’accompagner enfants et adultes (parents, éducateurs, …) dans l’élaboration de cette construction familiale; sur le rapport à l’identité et aux origines, sur la relation entre les pays d’accueil des enfants et leur pays d’origine.
Il faut néanmoins ne jamais perdre de vue que l’histoire se passe dans les années 70, car les processus d’adoption ont changé depuis cette époque.
Merci à Ounie Lecomte.
Pour en savoir plus: Le dossier de presse Un site: www.diaphana.fr
Fictions
Je suis heureux que ma mère soit vivante de Claude et Nathan Miller, 2009, Metropolitan Filmexport
Sortie en salle le 30 septembre
Adopté à 7 ans avec son petit frère, Thomas, 20 ans, recherche et retrouve sa mère de naissance. Pendant toute cette démarche, lui reviennent, par petites touches, des épisodes du passé : quand il vivait encore avec sa mère de naissance, les circonstances de son placement, les confrontations avec son père adoptif, ses « pétages de plomb » au collège, etc. Autant d’éléments que Claude et Nathan Miller (les réalisateurs du film) nous livrent au fur et mesure des réminicences de Thomas et qui nous permettent petit à petit d’approcher la douleur et la révolte de Thomas. Autant d’ingrédients pour que cette recherche sauvage, vitale, tourne au drame.
D’une grande subtilité, ce film ne juge pas, ne démontre rien mais nous fait rencontrer des personnages d’une grande crédibilité avec leurs fêlures voire leurs blessures, leurs manquements. Une mère de naissance qui visiblement aime ses enfants mais qui se montre incapable de leur apporter la sécurité de base, un père adoptif fragile, un jeune homme qui cherche sa place à grand fracas, un « petit » frère qui refuse de partager la quête douloureuse de l’aîné parce que lui « n’en a rien à foutre ».
Sombre, dur, ce film se laisse découvrir et soulève de nombreuses questions et réflexions : la préparation à l’adoption du côté des enfants, l’impérieuse nécessité d’un accompagnement des personnes en recherche de leurs origines, le travail non moins nécessaire que les parents (adoptifs) ont à faire sur leurs fragilités, leurs limites.
Une histoire puissante, inspirée d’un fait divers, extrêmement bien servie par les 2 acteurs principaux (Vincent Rottiers et Sophie Cattani).
On est heureux que Miller, père et fils, aient fait ce film!
Voir la bande annonce et des extraits du film
Approved for adoption de Jung et Laurent Boileau, 2010, Mosaïque Films
Approved for adoption évoque cette histoire méconnue de l'adoption internationale coréenne, celle de ces plus de 165000 enfants envoyés à l'étranger depuis la fin de la guerre de Corée. Jung, auteur de "Couleur de Peau: Miel" (Ed. Quadrants) est l'un d'eux. Basé sur un mélange d'animations et de prises de vues réelles, ce docu-fiction raconte le destin de ce déraciné et sa quête pour se réconcilier avec ses origines.
Pour en savoir plus et consulter le teaser du film:
http://approved-for-adoption.blogspot.com/ http://www.kwaidan.net/
Sortie en salle en 2010
Dans tes bras, de Hubert Gillet, 2009, Sombrero & Rhône-Alpes Cinéma
Partant de l’histoire simple d’un enfant adopté alors qu’il était tout petit, Dans tes bras nous raconte le chemin que va emprunter Louis lorsque, devenu adolescent, il va ressentir un besoin irrépressible de retrouver sa mère de naissance et d’avoir une réponse à toutes les interrogations qui l’assaillent.
Bien qu’il ne soit pas autobiographique, ce premier long-métrage d’Hubert Gillet s’est nourri de l’histoire personnelle de son réalisateur qui, lui-même, a grandi dans une famille d’accueil. Pour lui, réaliser ce film a été une manière « d’interroger ce moment très précis de l’adolescence où la quête d’identité et la recherche de ses propres racines sont nécessaires, urgentes ».
Si toutes les personnes qui ont été abandonnées ne sont pas dans ce questionnement, le film d’Hubert Gillet nous montre le cheminement de celui qui part à la recherche de ses origines, met en évidence les différents aspects de cette démarche et les écueils possibles. Il nous montre comment la rencontre, lorsqu’elle se concrétise, ramène chacun à son histoire, faisant émerger des souvenirs enfouis et parfois très douloureux. Il nous explique à quel point, même si le besoin de savoir devient vital, le chemin risque d’être difficile.
Entre mère adoptive, mère de naissance et amoureuse, plusieurs femmes vont accompagner Louis dans sa progression pour qu’il puisse enfin trouver la réponse à son «désir simple d’une étreinte, de la toute première étreinte entre un fils et sa mère ».
L’histoire de Louis reste une histoire personnelle et, comme dans toute fiction, l’accent est mis de manière insistante sur certains aspects. Mais Enfance & Familles d’Adoption a aimé ce film pour toutes les questions qu’il soulève et toutes les pistes de réflexion qu’il ouvre sur la quête des origines montrant bien, une fois de plus, qu’il n’y a pas de réponse unique.
EFA est partenaire de ce film.
Présentation du film sur http://www.hautetcourt.com
Versailles, de Pierre Schoeller, 2008, Distr. Les Films du Losange (DVD 2009)
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Ni fable ni conte mais tantôt l’un ou l’autre, VERSAILLES, premier long-métrage de Pierre SCHOELLER, nous fait entrer dans l’intimité de la relation entre un enfant, Enzo, et Damien un marginal « exclu volontaire », et nous parle du lien de tendresse et d’amour qui grandit entre eux.
Sur fond de misère sociale, de dénuement total, nous révélant un monde réel dont nous ne soupçonnons pas toujours l’existence, VERSAILLES nous fait cheminer avec un enfant dans sa construction identitaire, accompagné par des adultes dont la seule richesse est l’amour qu’ils lui portent. De la mère de naissance profondément attachée à son fils, à un père si investi par sa responsabilité vis-à-vis de l’enfant qu’il sortira un temps de sa marginalité, les adultes rencontrés prendront cet enfant par la main et l’aideront à cheminer et à se construire.
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Avec une sensibilité fine et beaucoup de nuances, ce film nous parle d’amour, de tendresse, d’amitié, mais aussi d’ordre social et de loi. Tout en nous montrant, comme Pierre SCHOELLER le dit lui-même, « que la famille est la cellule de base de toute forme sociale et continue à survivre tant que la tendresse et l’amour survivent », il fait une place à ces exclus que notre société produit et ignore, apporte un autre regard sur la mère qui abandonne.
À tous il redonne cette part d’humanité qui leur est parfois refusée par nos regards incompréhensifs.
Si VERSAILLES n’est pas un film sur l’adoption, les familles adoptives y reconnaîtront nombre de leurs questionnements et une part de leur propre vécu.
John John (Foster Child), de Brillante Mendoza, 2008, Distr. Ad Vitam (DVD 2008)
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Thelma, son mari Dado et leurs deux fils adolescents Gerald et Yuri vivent dans un quartier pauvre de Manille. Ils sont chargés par un service social local de garder des enfants abandonnés en attendant leur adoption. John-John vit maintenant depuis trois ans dans cette famille d'accueil.
Le film raconte la dernière journée vécue par la famille avec John-John avant qu'il ne soit remis à ses parents adoptifs américains. À mesure que la journée passe, chaque moment avec le petit garçon de trois ans prend un sens particulier.
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L’avis d’EFA Ce film d’un réalisateur philippin nous montre l'adoption vue du et dans le pays d'origine de l'enfant où l'adoption est encadrée et le placement des enfants, d'abord chez les nourrices puis en adoption, accompagné par une structure organisée. Non seulement le regard est placé dans le pays d'origine mais aussi sur cette situation particulière qui est celle de "l'assistante familiale" telle que nous la nommons en France. Nous percevons le contraste entre l'attachement, l'affection portée à cet enfant et l'acceptation du côté temporaire et provisoire de cette situation.
Tout le film repose sur la relation entre l'enfant et sa famille d'accueil et l’ambiguïté entre la place réelle de la famille nourricière et l'investissement affectif qui ne manque pas d'exister vis-à-vis de l'enfant. Peu de choses font référence à la préparation de l'enfant, mais ce n'était pas l'intention première du film.
Enfance & Familles d’Adoption est partenaire de ce film.
En savoir plus sur le film (bande annonce, photos)
Juno, de Jason Reitman, 2007, Fox (DVD 2008)
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Juno, 16 ans, s'aperçoit qu'elle est enceinte. La jeune fille ne se sent pas disposée pour la maternité. Après avoir envisagé l'avortement, elle décide de trouver à l'enfant qu'elle porte des parents adoptifs.
En savoir plus sur le film (bande annonce, extraits, photos, blogs, vidéos)
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Michou d’Auber, de Thomas Gilou, 2006, Fox Pathé Europa (DVD 2007)
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Dans la période troublée des "événements d’Algérie", Messaoud, 9 ans, enfant maghrébin d’Aubervilliers, est placé dans une famille d’accueil dans le Berry au début des années 60.
Gisèle, la femme chez qui il est placé, va dissimuler sa véritable identité aux yeux de la population de son village mais également de son mari Georges, ancien militaire.Messaoud deviendra Michel puis Michou, et apprendra à vivre entre deux cultures, la sienne musulmane et maghrébine et l’univers catholique de la France profonde.
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À partir de l’histoire vraie mais romancée de Messaoud Hattou, le réalisateur et scénariste Thomas Gilou nous raconte avec une grande sensibilité l’histoire qu’ont vécue beaucoup d’enfants algériens dans les années soixante.
L’avis d’EFA Plus largement, c’est l’histoire d’une construction identitaire, l’histoire universelle de parents et d’enfants qui s’ouvrent à la différence, la démonstration que tout est toujours possible lorsque l’écoute, la tolérance et le respect président aux relations entre les individus, quels que soient les contextes ou les époques.
Ce film répond à une problématique très contemporaine : comment faire la synthèse entre sa culture de naissance et la culture dans laquelle on doit s’intégrer, comment trouver un équilibre entre famille d’origine et famille d’adoption ?
Enfance & Familles d’Adoption a été partenaire de ce film.
Pour en savoir plus, consulter le site du film
Va, vis et deviens, de Radu Mihaileanu, 2005, Warner Home Vidéo (DVD 2006)
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Une mère chrétienne pousse son fils de neuf ans à se déclarer juif pour le sauver de la famine et de la mort. L'enfant arrive en Terre Sainte. Déclaré orphelin, il est adopté par une famille française sépharade vivant à Tel-Aviv. Il grandit avec la peur que l'on découvre son double-secret et mensonge : ni juif, ni orphelin, seulement noir.
Il découvrira l'amour, la culture occidentale, la judaïté mais également le racisme et la guerre dans les territoires occupés.
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L’avis d’EFA Au travers d'une histoire d'adoption particulière racontée avec une très grande justesse et sensibilité et faisant une large place aux émotions et perceptions de l'enfant sur ce qu'il vit, ce film humaniste nous incite à la réflexion sur nombre de questions auxquelles les familles adoptives sont régulièrement confrontées : l'identité, le déracinement, l'intégration, le regard des autres, la tolérance, le droit à la différence, le poids du secret…
L'enfant va se "construire" grâce à plusieurs mères qui vont se relayer pour faire un morceau du chemin avec lui, sa mère de naissance, la femme qui va faire route avec lui jusqu'en Israël ; puis, la mère adoptive qui sera en permanence attentive et à l'écoute pour aller à la rencontre de son enfant et instaurer le lien, enfin celle qui deviendra sa femme et le renverra vers sa mère originelle.
Plusieurs "pères", père adoptif, grand-père affectueux et ouvert et pères spirituels vont tracer également le chemin de l'enfant et le guider vers l'âge adulte.
Tous ces sujets sont abordés avec nuance, respect et humour sans jamais tomber ni dans la caricature, ni dans l'angélisme. Et malgré le parcours douloureux de ce peuple et de l'enfant qui nous guide dans cette épopée, en dépit des zones d'ombre que recèle l'humanité dans certaines situations, ce film nous transmet un magnifique message d'amour et de foi en ce que l'humanité peut aussi avoir de noble.
Enfance & Familles d’Adoption a été partenaire de ce film.
Secrets et mensonges, de Mike Leigh, 1996, Warner Home Vidéo, (DVD 2005)
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Hortense, une jeune femme cherche et retrouve ses origines. A la mort de sa mère adoptive, Hortense, poussée par une forte intuition, se lance à la recherche de Cynthia qui l’a abandonnée à sa naissance. Malgré les mises en garde des services sociaux, elle poursuit sa quête, remonte le passé, et retrouve sa mère. Les surprises sont de taille lors de la rencontre : outre qu’elles sont toutes deux de classes sociales très différentes, Cynthia est blanche qu’alors qu’Hortense est noire. Au-delà du tissu relationnel complexe, le film démontre l’impératif besoin d’accompagnement lors d’une telle démarche, qui fait éclater… "secrets et mensonges". |
Palme d'or Cannes 1996 et Prix d'interprétation féminine.
Nordeste, de Juan Solanas, 2005, TF1 Vidéo (DVD 2006)
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À 43 ans, après avoir presque tout sacrifié au nom de ses ambitions professionnelles, Hélène décide de ne plus passer à côté de sa vie.
Son désir de maternité l’entraîne aux confins de l’Argentine, à la recherche d’un enfant à adopter. Elle découvre alors le Nordeste, une région sauvage où la beauté la plus saisissante des paysages contraste violemment avec l’injustice sociale qui y règne. Au travers de cette quête, Hélène se confronte à une société en souffrance où les destins sont écrasés par le poids d’une misère telle qu’elle mène à toutes les corruptions, tous les trafics, tous les compromis. Au gré de ses rencontres et des amitiés qu’elle va lier, Hélène devra sans cesse faire face à ses propres doutes, ses questionnements personnels. Plus qu’à une simple quête, c’est alors à un voyage initiatique que l’on assiste.
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Holy Lola, de Bertrand Tavernier, 2004, Universal (DVD 2006)
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Le récit d'un désir d'enfant qui entraîne un jeune couple, Pierre et Géraldine, au cœur d'un voyage initiatique au bout du monde, dans un pays martyrisé par l'Histoire : le Cambodge. Pour eux, commence une aventure éprouvante et formidable : ronde des orphelinats, confrontation avec les autorités françaises et cambodgiennes, menaces de trafics. Sans oublier la méfiance et la jalousie mais aussi l'entraide de la petite communauté des adoptants réunie par le hasard. À travers cette quête, le couple fait face à ses peurs, ses égoïsmes, et en sort à jamais transformé. |
L’avis d’EFA Ce film émouvant présente, avec humour et émotion, les attentes, les angoisses de ce couple, son désir de devenir parent d'un enfant qui se fait attendre, les interrogations qui surgissent à cette occasion. Mais il donne une vision très personnelle d’une situation particulière de l’adoption, où seul le désir des parents potentiels est mis en scène, n’hésitant pas à aller d’orphelinats en orphelinats pour chercher un enfant, sans prendre en compte la souffrance que représente, pour les enfants, ce défilé d’adultes qui les regardent, les touchent ou, pour les plus grands, les ignorent, et, finalement, sont amenés à " choisir " un enfant.
Plusieurs familles adoptives s’émeuvent de l’image que ce film peut donner de l’adoption et s’interrogent sur la manière dont leurs enfants pourraient percevoir ce film.
Ces remarques nous amènent à rappeler que: · l'adoption n'est pas la quête de parents potentiels qui souhaitent un enfant mais la recherche de parents pour un enfant qui n'en a pas ; · l'adoption n'est pas une affaire d'argent : avec le déchirement que cela suppose, certains parents font machine arrière et dénoncent les abus dont ils sont témoins.
Les diables, de Christophe Ruggia, 2002, H2F (DVD, 2003)
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Joseph et Chloé, frère et sœur d’une douzaine d’années, abandonnés à la naissance, fuguent sans arrêt. Joseph en est l’instigateur, car il est persuadé que Chloé a le pouvoir de retrouver la maison de leurs parents. Son rêve: avoir une maison à lui, une famille, une sœur avec qui parler et jouer ; une sœur qui lui rende un peu de l’amour qu’il a pour elle. Grand prix Cannes Junior
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Documentaires
Nos traces silencieuses, de Sophie Bredier et Myriam Aziza, 1998, Epicentre films (2000)
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Sophie Bredier, née en Corée, a été adoptée par une famille française à l’âge de 4 ans. C’est à peu près tout de ce qu’elle sait de ses premières années d’existence. À 26 ans, accompagnée de la documentariste Myriam Aziza, elle part à la recherche de l’origine des cicatrices présentes sur son corps. En suivant l’itinéraire tracé par ses marques corporelles, Sophie entreprend la quête de ses souvenirs, elle les interroge sans relâche et, de questions en réponses, parvient peu à peu à reconstituer le puzzle de son passé coréen. Le film avance, dévoilant ce qui a été caché, sans jamais chercher à détruire ce qui a existé. Remarquable description du malentendu entre parents et enfants : les parents adoptifs (comme les autres) se sentant menacés à l’idée que leur fille découvre la vérité ; pourtant, rien ne peut défaire ce lien. |
L’avis d’EFA Un film fort, sensible et tout en nuance. À voir comme les 2 autres volets de sa quête personnelle : Séparées et Un corps étranger.
Séparées, de Sophie Bredier, Arte France, 2000
Pour la première fois depuis son adoption, Sophie Bredier retourne en Corée. Elle entreprend des investigations auprès des responsables de son ancien orphelinat, de l'administration et tente de raviver ses maigres souvenirs.
Dans ce pays qui ne la reconnaît plus et où elle se sent culturellement étrangère, elle goûte les petites choses de la vie coréenne à la recherche d'un simple souvenir, et cherche désespérément une trace administrative de son existence.
Elle mène aussi en parallèle une enquête sur l'adoption et la séparation en Corée et essaye de comprendre comment le sentiment de séparation est vécu en Corée, ce pays où les familles vivent le drame de la partition Nord-Sud depuis cinquante ans.
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Un corps étranger, de Sophie Bredier, La Lucarne Arte France, 2004
Depuis qu'elle est enceinte, Sophie Bredier traverse une violente crise identitaire et existentielle. Comment avoir un enfant quand on ne connaît rien de ses origines et qu'on se sent étranger dans son propre corps ? Que peut-on transmettre quand on ne sait pas qui on est ? Bouleversée, renvoyée à ce lien biologique qu'elle a toujours nié, Sophie Bredier entreprend un voyage intérieur qui l'amène à réfléchir sur la différence physique et l'enracinement, sur les liens avec son entourage et sur sa double identité…
La fiche du film sur artepro.com
Sous le sceau du Dragon, de Vincent Dragon, Adalios, 2003
Vincent, Claire et Sophie Dragon sont frère et soeurs, issus de parents biologiques différents et unis par un fort sentiment d’appartenance à leur famille adoptive. Aux abords de la trentaine, ils interrogent ce qui les lie dans le groupe familial reconstitué. De quoi hérite-on? Qu’est-ce qui se transmet? Comment se constitue l’identité?
"Le sceau du Dragon" est un film intime qui parle le langage intérieur de l'adoption et oscille entre la violence du manque originel et la plénitude d'une filiation symbolique...
Regarder le film annonce
Haïti, un peuple d'arbres debout de Richard Nicol
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Une jeune adolescente de 13 ans d’origine haïtienne découvre son pays natal en compagnie de son père adoptif.
Ce film nous parle du retour au pays natal, de la découverte d’un peuple et d’un pays que fille et père aiment. Il retrace le chemin qui a mené Marilou née à Port-au-Prince jusqu'à Montréal.
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