A voir

À voir : des films sur l'adoption

 

Dans cette page :

 

 

À l’affiche

 

philomenaPhilomena de Stephen Frears, avec Judi Dench, Steve Coogan, Sophie Kennedy Clark - Sortie en DVD

Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver.
Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.
 

Voir la bande annonce et des extrait du film

tel pere tel filsTel père, tel fils de Hirokazu Koreeda, avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky Sortie en DVD

Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…


 

Fictions

 

fille publiqueLa fille publique de Cheyenne Carron, 2012, Carron Distribution
Yasmeen est placée dans une famille d’accueil depuis l’âge de trois mois. Dix-sept années s’écoulent et des liens d’amour indéfectibles se tissent avec ses parents et ses frères et sœurs. Alors que Yasmeen est sur le point d’être adoptée, et d’être enfin reconnue officiellement comme un membre de sa famille, une femme se met à la harceler, prétextant qu’elle est sa mère...

Bande-annonce du film et interview de Cheyenne Carron

 

La brindille d’Emmanuelle Millet, 2011, Ad Vitam

la brindilleSarah, 20 ans, se lance avec détermination dans la vie active lorsqu’elle apprend avec stupeur qu’elle est enceinte de six mois. Elle ne veut pas d’enfant, pas maintenant. Bouleversée, elle se retrouve déchirée entre sa soudaine condition de future maman et la vie de femme indépendante qu'elle recherche tant. Sarah est déterminée : elle accouchera sous X, espérant seulement que l’enfant soit adopté dans de bonnes conditions.

Voir la bande annonce

Lire le dossier pédagogique de CEMEA

 

Une Vie toute neuve, d'Ounie Lecomte, 2010, Gloria Films Productions et Now Films

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Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des religieuses catholiques. Commencent alors l’épreuve de la séparation et la longue attente d’une nouvelle famille.
Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés laissent entrevoir une part du rêve, mais brisent aussi les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d’une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux qu’elle aime.

EFA vous encourage vivement à aller voir ce film (Festival de Cannes: sélection officielle hors compétition)
C’est à partir de son histoire personnelle qu’OUNIE LECOMTE décide d’écrire ce scénario et signe son premier film. Si l’histoire n’est pas autobiographique, la justesse des émotions et des sentiments qui y sont exprimés résulte du parcours et de la réflexion de la réalisatrice. 

Au-delà de la valeur esthétique du film, sa très grande qualité est de se placer à hauteur de l’enfant  et de nous permettre d’appréhender "de l’intérieur" le cheminement que la petite fille va devoir faire pour accepter d’emprunter le chemin qui s’offre devant elle.  

Cette histoire ouvre tout un champ de réflexion sur la place de l’adoption, ce qu’elle peut apporter aux enfants privés de famille mais aussi sur ses limites; sur la nécessité d’accompagner enfants et adultes (parents, éducateurs, …) dans l’élaboration de cette construction familiale; sur le rapport à l’identité et aux originessur la relation entre les pays d’accueil des enfants et leur pays d’origine.   

Il faut néanmoins ne jamais perdre de vue que l’histoire se passe dans les années 70, car les processus d’adoption ont changé depuis cette époque.

Merci à Ounie Lecomte.

Pour en savoir plus

Je suis heureux que ma mère soit vivante de Claude et Nathan Miller, 2009, Metropolitan Filmexport

film_je_suis_heureux_que_ma_mere_soit_vivanteAdopté à 7 ans avec son petit frère, Thomas, 20 ans, recherche et retrouve sa mère de naissance. Pendant toute cette démarche, lui reviennent, par petites touches, des épisodes du passé : quand il vivait encore avec sa mère de naissance, les circonstances de son placement, les confrontations avec son père adoptif, ses « pétages de plomb » au collège, etc. Autant d’éléments que Claude et Nathan Miller (les réalisateurs du film) nous livrent au fur et mesure des réminicences de Thomas et qui nous permettent petit à petit d’approcher la douleur et la révolte de Thomas.
Autant d’ingrédients pour que cette recherche sauvage, vitale, tourne au drame.

D’une grande subtilité, ce film ne juge pas, ne démontre rien mais nous fait rencontrer des personnages d’une grande crédibilité avec leurs fêlures voire leurs blessures, leurs manquements. Une mère de naissance qui visiblement aime ses enfants mais qui se montre incapable de leur apporter la sécurité de base, un père adoptif fragile, un jeune homme qui cherche sa place à grand fracas, un « petit » frère qui refuse de partager la quête douloureuse de l’aîné parce que lui « n’en a rien à foutre ».

Sombre, dur, ce film se laisse découvrir et soulève de nombreuses questions et réflexions : la préparation à l’adoption du côté des enfants, l’impérieuse nécessité d’un accompagnement des personnes en recherche de leurs origines, le travail non moins nécessaire que les parents (adoptifs) ont à faire sur leurs fragilités, leurs limites.

Une histoire puissante, inspirée d’un fait divers, extrêmement bien servie par les 2 acteurs principaux (Vincent Rottiers et Sophie Cattani).

On est heureux que Miller, père et fils, aient fait ce film!

Voir la bande annonce et des extraits du film

 

Dans tes bras, de Hubert Gillet, 2009, Sombrero & Rhône-Alpes Cinéma


dans_tes_brasPartant de l’histoire simple d’un enfant adopté alors qu’il était tout petit, Dans tes bras nous raconte le chemin que va emprunter Louis lorsque, devenu adolescent, il va ressentir un besoin irrépressible de retrouver sa mère de naissance et d’avoir une réponse à toutes les interrogations qui l’assaillent. 

Bien qu’il ne soit pas autobiographique, ce premier long-métrage d’Hubert Gillet s’est nourri de l’histoire personnelle de son réalisateur qui, lui-même, a grandi dans une famille d’accueil. Pour lui, réaliser ce film a été une manière « d’interroger ce moment très précis de l’adolescence où la quête d’identité et la recherche de ses propres racines sont nécessaires, urgentes ».

Si toutes les personnes qui ont été abandonnées ne sont pas dans ce questionnement, le film d’Hubert Gillet nous montre le cheminement de celui qui part à la recherche de ses origines, met en évidence les différents aspects de cette démarche et les écueils possibles. Il nous montre comment la rencontre, lorsqu’elle se concrétise, ramène chacun à son histoire, faisant émerger des souvenirs enfouis et parfois très douloureux. Il nous explique à quel point, même si le besoin de savoir devient vital, le chemin risque d’être difficile.

Entre mère adoptive, mère de naissance et amoureuse, plusieurs femmes vont accompagner Louis dans sa progression pour qu’il puisse enfin trouver la réponse à son «désir simple d’une étreinte, de la toute première étreinte entre un fils et sa mère ».

L’histoire de Louis reste une histoire personnelle et, comme dans toute fiction, l’accent est mis de manière insistante sur certains aspects. Mais Enfance & Familles d’Adoption a aimé ce film pour toutes les questions qu’il soulève et toutes les pistes de réflexion qu’il ouvre sur la quête des origines montrant bien, une fois de plus, qu’il n’y a pas de réponse unique.

Présentation du film sur http://www.hautetcourt.com
 

John John (Foster Child), de Brillante Mendoza, 2008, Distr. Ad Vitam (DVD 2008)

johnjohn

Thelma, son mari Dado et leurs deux fils adolescents Gerald et Yuri vivent dans un quartier pauvre de Manille. Ils sont chargés par un service social local de garder des enfants abandonnés en attendant leur adoption. John-John vit maintenant depuis trois ans dans cette famille d'accueil.

Le film raconte la dernière journée vécue par la famille avec John-John avant qu'il ne soit remis à ses parents adoptifs américains. À mesure que la journée passe, chaque moment avec le petit garçon de trois ans prend un sens particulier.

 

L’avis d’EFA
Ce film d’un réalisateur philippin nous montre l'adoption vue du et dans le pays d'origine de l'enfant où l'adoption est encadrée et le placement des enfants, d'abord chez les nourrices puis en adoption, accompagné par une structure organisée.
Non seulement le regard est placé dans le pays d'origine mais aussi sur cette situation particulière qui est celle de "l'assistante familiale" telle que nous la nommons en France. Nous percevons le contraste entre l'attachement, l'affection portée à cet enfant et l'acceptation du côté temporaire et provisoire de cette situation.

Tout le film repose sur la relation entre l'enfant et sa famille d'accueil et l’ambiguïté entre la place réelle de la famille nourricière et l'investissement affectif qui ne manque pas d'exister vis-à-vis de l'enfant. Peu de choses font référence à la préparation de l'enfant, mais ce n'était pas l'intention première du film.

En savoir plus sur le film (bande annonce, photos)

 

Juno, de Jason Reitman, 2007, Fox (DVD 2008)

juno

Juno, 16 ans, s'aperçoit qu'elle est enceinte. La jeune fille ne se sent pas disposée pour la maternité. Après avoir envisagé l'avortement, elle décide de trouver à l'enfant qu'elle porte des parents adoptifs.

En savoir plus sur le film (bande annonce, extraits, photos, blogs, vidéos)

 

Michou d’Auber, de Thomas Gilou, 2006, Fox Pathé Europa (DVD 2007)

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Dans la période troublée des "événements d’Algérie", Messaoud, 9 ans, enfant maghrébin d’Aubervilliers, est placé dans une famille d’accueil dans le Berry au début des années 60.

Gisèle, la femme chez qui il est placé, va dissimuler sa véritable identité aux yeux de la population de son village mais également de son mari Georges, ancien militaire.Messaoud deviendra Michel puis Michou, et apprendra à vivre entre deux cultures, la sienne musulmane et maghrébine et l’univers catholique de la France profonde. À partir de l’histoire vraie mais romancée de Messaoud Hattou, le réalisateur et scénariste Thomas Gilou nous raconte avec une grande sensibilité l’histoire qu’ont vécue beaucoup d’enfants algériens dans les années soixante.

L’avis d’EFA
Plus largement, c’est l’histoire d’une construction identitaire, l’histoire universelle de parents et d’enfants qui s’ouvrent à la différence, la démonstration que tout est toujours possible lorsque l’écoute, la tolérance et le respect président aux relations entre les individus, quels que soient les contextes ou les époques.
Ce film répond à une problématique très contemporaine : comment faire la synthèse entre sa culture de naissance et la culture dans laquelle on doit s’intégrer, comment trouver un équilibre entre famille d’origine et famille d’adoption ?
Pour en savoir plus, consulter le site du film

 

Va, vis et deviens, de Radu Mihaileanu, 2005, Warner Home Vidéo (DVD 2006)

vavidevient

Une mère chrétienne pousse son fils de neuf ans à se déclarer juif pour le sauver de la famine et de la mort. L'enfant arrive en Terre Sainte. Déclaré orphelin, il est adopté par une famille française sépharade vivant à Tel-Aviv. Il grandit avec la peur que l'on découvre son double-secret et mensonge : ni juif, ni orphelin, seulement noir.

Il découvrira l'amour, la culture occidentale, la judaïté mais également le racisme et la guerre dans les territoires occupés.

L’avis d’EFA
Au travers d'une histoire d'adoption particulière racontée avec une très grande justesse et sensibilité et faisant une large place aux émotions et perceptions de l'enfant sur ce qu'il vit, ce film humaniste nous incite à la réflexion sur nombre de questions auxquelles les familles adoptives sont régulièrement confrontées : l'identité, le déracinement, l'intégration, le regard des autres, la tolérance, le droit à la différence, le poids du secret…

L'enfant va se "construire" grâce à plusieurs mères qui vont se relayer pour faire un morceau du chemin avec lui, sa mère de naissance, la femme qui va faire route avec lui jusqu'en Israël ; puis, la mère adoptive qui sera en permanence attentive et à l'écoute pour aller à la rencontre de son enfant et instaurer le lien, enfin celle qui deviendra sa femme et le renverra vers sa mère originelle.

Plusieurs "pères", père adoptif, grand-père affectueux et ouvert et pères spirituels vont tracer également le chemin de l'enfant et le guider vers l'âge adulte.

Tous ces sujets sont abordés avec nuance, respect et humour sans jamais tomber ni dans la caricature, ni dans l'angélisme. Et malgré le parcours douloureux de ce peuple et de l'enfant qui nous guide dans cette épopée, en dépit des zones d'ombre que recèle l'humanité dans certaines situations, ce film nous transmet un magnifique message d'amour et de foi en ce que l'humanité peut aussi avoir de noble.


Secrets et mensonges, de Mike Leigh, 1996, Warner Home Vidéo, (DVD 2005)

secretmensonge Hortense, une jeune femme cherche et retrouve ses origines. A la mort de sa mère adoptive, Hortense, poussée par une forte intuition, se lance à la recherche de Cynthia qui l’a abandonnée à sa naissance. Malgré les mises en garde des services sociaux, elle poursuit sa quête, remonte le passé, et retrouve sa mère. Les surprises sont de taille lors de la rencontre : outre qu’elles sont toutes deux de classes sociales très différentes, Cynthia est blanche qu’alors qu’Hortense est noire.
Au-delà du tissu relationnel complexe, le film démontre l’impératif besoin d’accompagnement lors d’une telle démarche, qui fait éclater… "secrets et mensonges".

Palme d'or Cannes 1996 et Prix d'interprétation féminine.


Nordeste, de Juan Solanas, 2005, TF1 Vidéo (DVD 2006)

nordeste

À 43 ans, après avoir presque tout sacrifié au nom de ses ambitions professionnelles, Hélène décide de ne plus passer à côté de sa vie.

Son désir de maternité l’entraîne aux confins de l’Argentine, à la recherche d’un enfant à adopter. Elle découvre alors le Nordeste, une région sauvage où la beauté la plus saisissante des paysages contraste violemment avec l’injustice sociale qui y règne. Au travers de cette quête, Hélène se confronte à une société en souffrance où les destins sont écrasés par le poids d’une misère telle qu’elle mène à toutes les corruptions, tous les trafics, tous les compromis.
Au gré de ses rencontres et des amitiés qu’elle va lier, Hélène devra sans cesse faire face à ses propres doutes, ses questionnements personnels. Plus qu’à une simple quête, c’est alors à un voyage initiatique que l’on assiste.

 

Holy Lola, de Bertrand Tavernier, 2004, Universal (DVD 2006)

holylola Le récit d'un désir d'enfant qui entraîne un jeune couple, Pierre et Géraldine, au cœur d'un voyage initiatique au bout du monde, dans un pays martyrisé par l'Histoire : le Cambodge. Pour eux, commence une aventure éprouvante et formidable : ronde des orphelinats, confrontation avec les autorités françaises et cambodgiennes, menaces de trafics. Sans oublier la méfiance et la jalousie mais aussi l'entraide de la petite communauté des adoptants réunie par le hasard. À travers cette quête, le couple fait face à ses peurs, ses égoïsmes, et en sort à jamais transformé.

L’avis d’EFA
Ce film émouvant présente, avec humour et émotion, les attentes, les angoisses de ce couple, son désir de devenir parent d'un enfant qui se fait attendre, les interrogations qui surgissent à cette occasion. Mais il donne une vision très personnelle d’une situation particulière de l’adoption, où seul le désir des parents potentiels est mis en scène, n’hésitant pas à aller d’orphelinats en orphelinats pour chercher un enfant, sans prendre en compte la souffrance que représente, pour les enfants, ce défilé d’adultes qui les regardent, les touchent ou, pour les plus grands, les ignorent, et, finalement, sont amenés à " choisir " un enfant.

Plusieurs familles adoptives s’émeuvent de l’image que ce film peut donner de l’adoption et s’interrogent sur la manière dont leurs enfants pourraient percevoir ce film.

Ces remarques nous amènent à rappeler que:
· l'adoption n'est pas la quête de parents potentiels qui souhaitent un enfant mais la recherche de parents pour un enfant qui n'en a pas ;
· l'adoption n'est pas une affaire d'argent : avec le déchirement que cela suppose, certains parents font machine arrière et dénoncent les abus dont ils sont témoins.

 

Les diables, de Christophe Ruggia, 2002, H2F (DVD, 2003)

lesdiables

Joseph et Chloé, frère et sœur d’une douzaine d’années, abandonnés à la naissance, fuguent sans arrêt. Joseph en est l’instigateur, car il est persuadé que Chloé a le pouvoir de retrouver la maison de leurs parents. Son rêve: avoir une maison à lui, une famille, une sœur avec qui parler et jouer ; une sœur qui lui rende un peu de l’amour qu’il a pour elle.
Grand prix Cannes Junior


Films d’animation

 

Ernest et Célestine de Benjamin RennerVincent PatarStéphane Aubier, Studio Canal, 2012

film ernest et celestine

 

Nous sommes nombreux à avoir aimé la série de livres « Ernest et Célestine » écrits par Gabrielle Vincent. Cette adaptation, scénarisée et dialoguée par Daniel Pennac, devrait en réjouir plus d’un ! 
Quel bonheur de retrouver, le temps d’un dessin animé, les personnages des albums ! Tout y est : de très belles images, un message généreux, un ton sensible mais jamais mièvre, un peu d’humour et quelques clins d’œil pour les plus grands.

Ernest, ours iconoclaste et bougon, rencontre Célestine, la petite souris orpheline qui ne veut pas devenir dentiste. Bouleversant les conventions et le destin tout tracé qu’on voulait leur imposer, ils vont s’adopter faisant face aux préjugés, aux peurs ancestrales et à la haine qui opposent le monde d’en haut (les ours) au monde d’en bas (les souris).
Pour les petits mais aussi pour les grands… 
En savoir plus

 

colline coquelicotsLa Colline aux coquelicots, de Goro Miyazaki, Studios Ghibli, 2012 (DVD - Disney)

 

Goro Miyazaki nous présente le quotidien à première vue assez banal de deux adolescents, Umi et Shun, dans le Japon du début des années 1960. Une histoire surgit de leur passé, chargée de secrets autour de la naissance de Shun et de son adoption. Avec Umi, il devra démêler le vrai du faux, ce qui mettra à l’épreuve les sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre. Dans la tradition de la famille Miyazaki, Goro mêle subtilement la réalité et la fiction pour nous offrir un dessin animé éblouissant de force et de beauté, qui aborde les questions d’amitié, d’amour et de filiation. La bande son, magnifique, a été réalisée par Satoshi Takebe, et est disponible en CD.

Notre avis : à voir en famille à partir de 7-8 ans.

Découvrir la bande annonce et la genèse du film

 

film couleur de peauCouleur de peau : miel de Jung et Laurent Boileau, 2012, Mosaïque Films (DVD - France Télévisions Distribution)

Couleur de peau : miel évoque cette histoire méconnue de l'adoption internationale coréenne, celle de ces plus de 165000 enfants envoyés à l'étranger depuis la fin de la guerre de Corée. Jung, auteur de la bande dessinée du même nom ("Couleur de Peau: Miel", Ed. Quadrants) est l'un d'eux. Basé sur un mélange d'animations et de prises de vues réelles, ce docu-fiction raconte le destin de ce déraciné et sa quête pour se réconcilier avec ses origines.



Pour en savoir plus

 

kung fu panda2Kung Fu Panda 2 de Jennifer Yuh, 2011 (Dreamworks)

Le rêve de Po s'est réalisé. Il est devenu le Guerrier Dragon, qui protège la Vallée de la Paix avec ses amis les Cinq Cyclones. Mais cette vie rêvée est menacée par un nouvel ennemi, décidé à conquérir la Chine et à anéantir le kung fu à l'aide d'une arme secrète et indestructible. Comment Po pourra-t-il triompher d'une arme plsu forte que le kung fu ? Il devra se tourner vers son passé et découvrir le secret de ses mystérieuses origines. Alors seulement, il pourra libérer la force nécessaire pour vaincre.
 
 

moi moche mchantMoi, moche et méchant de Chris Renaud et Pierre Coffin, 2010 (DVD Universal)

Gru, un méchant vilain, complote le plus gros casse de tous les temps : voler la lune... et anéantit tous ceux qui osent lui barrer la route... jusqu’au jour où il tombe nez à nez avec trois petites orphelines qui voient en lui quelqu’un de tout à fait différent : un papa. 


 

Mouette et chatLa mouette et le chat d’Enzo d’Alo, 1999(DVD – Bac Fims)

Empoisonnée par une nappe de mazout, la mouette Kenah confie, juste avant d'expirer, son œuf au chat Zorba et lui fait promettre qu'il ne mangera pas l'œuf, qu'il en prendra soin jusqu'a son éclosion et qu'il apprendra a voler au nouveau-né. Zorba s'exécute et élève ce chaton un peu insolite que la communauté des chats a baptisé Félicité. Elle va apprendre à se connaître, à comprendre et à accepter qu'elle n'est pas un chat avant de pouvoir voler. En attendant, elle se battra aux côtés de ses amis félins contre le grand rat qui les terrorise avec ses sbires.

 

Documentaires

 


parrain marraineParrain, marraine, la force du lien de Carole Tresca (2009) - Crescendo films
Des associations mettent en relation des adultes bénévoles avec des enfants ou des adolescents qui en ont besoin. Le but : créer des liens avec un enfant isolé socialement ou affectivement et, dans des cas moins extrêmes, tout simplement apporter ce petit plus que la famille ne peut donner. Mais parrains et marraines doivent trouver la bonne place et la juste mesure. A travers différentes histoires, plus ou moins récentes, et l’expérience d’enfants et d’adultes de tous âges, ce film explore les relations si particulières entre parrains et filleuls.

Accès à la bande annonce et téchargement du documentaire (payant)
 

Les filles de Palna de Kiti Luostarinen (Finlande, 2007)

filles de palnaUne fillette indienne, adoptée par des Finlandais, revient avec ses parents dans l'orphelinat où elle a vécu ses premières années, pour l'adoption d'un autre enfant. Dévi a été abandonnée par sa mère et recueillie à l'orphelinat de Palna, à Delhi. A 6 ans, elle a été adoptée par Magi et Jouko, un couple de Finlandais. «Deux personnes au visage blanc ont joué avec moi et au bout de trois jours, j'ai compris qu'ils allaient devenir mon papa et ma maman», se souvient la petite fille. La voici de retour à Palna, avec ses parents, qui veulent qu'elle ait une petite soeur. Les souvenirs se bousculent dans sa tête. Magi et Jouko racontent de leur côté les émotions qu'ils ressentent dans ce pays qui est pour eux une seconde patrie.

http://videos.arte.tv/fr/videos/les-filles-de-palna--7357316.html
 

Adopte-moi de Gilles de Maistre, Mai-Juin Production/France 3, 2009

Gilles de Maistre suit pendant plusieurs mois les parcours et les rencontres suscités par les démarches liées à l’adoption qu'elle soit nationale ou internationale, et décrit sous la forme d’un feuilleton les étapes émouvantes de construction de ces nouvelles familles.

adopte-moiÉpisode 1 - Nés sous X
Épisode 2 - La Rencontre
Épisode 3 - Vivre ensemble
Épisode 4 - L'Apprentissage de la vie de famille


Visionner les documentaires de G. de Maistre : www.gillesdemaistre.com rubrique "Visionner Feuilletons-docs"
Résumé des épisodes et téléchargement (payant)

 

La tête de mes parents , de Sophie Bredier, France 2, 2012 (diffusé sur France 2 en septembre 2012)

Sophie Bredier, réalisatrice, adoptée en Corée, nous a livré lors de 3 précédents documentaires (Nos traces silencieuses, Séparées, un corps étranger) sa quête des origines et ses questionnements sur l’abandon, l’adoption, et l’identité. Dans ce 4e film, elle revient sur le parcours de plusieurs personnes nées sous X qui ont décidé, à l’âge adulte, de retrouver l’un ou l’autre de leurs parents de naissance. Entre illusions et désillusions, il est surtout question d’amour et de désamour, de seconde chance ou de rendez-vous manqué. Une vibrante réflexion sur l’identité.

Nos traces silencieuses, de Sophie Bredier et Myriam Aziza, 1998, Epicentre films (2000)

nostraces Sophie Bredier, née en Corée, a été adoptée par une famille française à l’âge de 4 ans. C’est à peu près tout de ce qu’elle sait de ses premières années d’existence. À 26 ans, accompagnée de la documentariste Myriam Aziza, elle part à la recherche de l’origine des cicatrices présentes sur son corps. En suivant l’itinéraire tracé par ses marques corporelles, Sophie entreprend la quête de ses souvenirs, elle les interroge sans relâche et, de questions en réponses, parvient peu à peu à reconstituer le puzzle de son passé coréen. Le film avance, dévoilant ce qui a été caché, sans jamais chercher à détruire ce qui a existé. Remarquable description du malentendu entre parents et enfants : les parents adoptifs (comme les autres) se sentant menacés à l’idée que leur fille découvre la vérité ; pourtant, rien ne peut défaire ce lien.

L’avis d’EFA
Un film fort, sensible et tout en nuance. À voir comme les 2 autres volets de sa quête personnelle : Séparées et Un corps étranger.

 

Séparées, de Sophie Bredier, Arte France, 2000

Pour la première fois depuis son adoption, Sophie Bredier retourne en Corée. Elle entreprend des investigations auprès des responsables de son ancien orphelinat, de l'administration et tente de raviver ses maigres souvenirs.
Dans ce pays qui ne la reconnaît plus et où elle se sent culturellement étrangère, elle goûte les petites choses de la vie coréenne à la recherche d'un simple souvenir, et cherche désespérément une trace administrative de son existence.
Elle mène aussi en parallèle une enquête sur l'adoption et la séparation en Corée et essaye de comprendre comment le sentiment de séparation est vécu en Corée, ce pays où les familles vivent le drame de la partition Nord-Sud depuis cinquante ans.
La fiche du film sur artepro.com

Un corps étranger, de Sophie Bredier, La Lucarne Arte France, 2004

Depuis qu'elle est enceinte, Sophie Bredier traverse une violente crise identitaire et existentielle. Comment avoir un enfant quand on ne connaît rien de ses origines et qu'on se sent étranger dans son propre corps ? Que peut-on transmettre quand on ne sait pas qui on est ? Bouleversée, renvoyée à ce lien biologique qu'elle a toujours nié, Sophie Bredier entreprend un voyage intérieur qui l'amène à réfléchir sur la différence physique et l'enracinement, sur les liens avec son entourage et sur sa double identité…
La fiche du film sur artepro.com


Sous le sceau du Dragon, de Vincent Dragon, Adalios, 2003

Vincent, Claire et Sophie Dragon sont frère et soeurs, issus de parents biologiques différents et unis par un fort sentiment d’appartenance à leur famille adoptive. Aux abords de la trentaine, ils interrogent ce qui les lie dans le groupe familial reconstitué. De quoi hérite-on? Qu’est-ce qui se transmet? Comment se constitue l’identité?
"Le sceau du Dragon" est un film intime qui parle le langage intérieur de l'adoption et oscille entre la violence du manque originel et la plénitude d'une filiation symbolique...
Regarder le film annonce

De l’enfant rêvé à l’enfant réel d’Andréa Négrelli, Live Productions, 2009

de l enfant reve a l lenfant reelAndréa Negrelli a vécu longtemps dans la souffrance et la culpabilité de n’avoir pu « faire famille » avec l’enfant qu’elle a adopté avec son mari. Après le retour définitif de sa fille dans son pays d’origine, la réalisatrice a entrepris de longues investigations pour tenter de comprendre cet échec. Elle s’est aperçue que d’autres parents vivaient la même impossibilité à nouer des liens affectifs avec leurs enfants, ce qui lui a permis de se dégager de la culpabilité qui l’a trop longtemps hantée. Les parents interrogés osent dire la détresse et les épreuves qu’ils vivent au quotidien. En vis-à-vis, les adoptés adultes confient également ce qu’ils ont pu ressentir, parlent de leurs parents adoptifs, de leur environnement et de l’évolution de leur comportement au fil des ans.

Des personnalités bien connues de nos lecteurs comme Cécile Delannoy, le Docteur Françoise Hallet, et l’équipe québécoise du Docteur Chicoine apportent leurs connaissances dans ce domaine, encore trop peu connues et insuffisamment délivrées aux parents et futurs parents. 

Haïti, un peuple d'arbres debout de Richard Nicol

haiti

Une jeune adolescente de 13 ans d’origine haïtienne découvre son pays natal en compagnie de son père adoptif.

Ce film nous parle du retour au pays natal, de la découverte d’un peuple et d’un pays que fille et père aiment. Il retrace le chemin qui a mené Marilou née à Port-au-Prince jusqu'à Montréal.

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Retour en Éthiopie
de Bernard Simon, Arc en ciel productions, 2009 (DVD)

retour en ethiopieDésireux de connaître leur pays d’origine, l’Éthiopie, 17 jeunes, adoptés par des familles françaises, font pour la première fois le voyage de « retour ». Nous les suivons tout au long du film dans leur quête de souvenirs, de traces de leur passé, dans la rencontre, pour certains d’entre eux, avec leurs parents ou une partie de leur famille de naissance ou une personne qui s’est occupée d’eux. Tous ne retrouvent pas les personnes recherchées, mais tous découvrent avec émotion ce pays qui a été le leur pendant les premières années de leur vie. La caméra se fait discrète pour accompagner ces moments intimes et sensibles, et nous entraîner dans les pas de chacun d’entre eux avec beaucoup de respect. Les bonus permettent de mieux comprendre la quête de quelques-uns de ces jeunes et leur ressenti sur l’adoption.

Vidéos

 

« La quête identitaire de l’enfant adopté »

conf_efa13_ozouxConférence du Dr Ozoux Teffaine
Le thème : « La quête identitaire de l’enfant adopté »
Organisée en partenariat avec la Maison de l’Adoption du conseil général des Bouches-du-Rhône, l’association EFA 13, et les Apprentis d’Auteuil le Jeudi 21 octobre 2010 à Marseille.
Voir la vidéo

 


"L'adoption peut elle résister à l'adolescence ?"

Conférence-débat avec le Dr Jean Vital de Monléon du 11 Mai à Marseille
"Dans le style personnel qui est le sien, mélange d'observation scientifique, de rigueur médicale, de grand pragmatisme et d'humour pouvant sembler décallé à certains..., Jean Vital de Monléon nous a présenté le tableau des difficultés que rencontrent les adoptés et leurs familles, et qui peuvent se conjuguer au moment de l'adolescence en amplifiant les difficultés habituelles de l'adolescence."
Voir la vidéo