Le bulletin n°62 de la newsletter d’EFA vient de paraître.

— Accueil n° 202 – mars 2022 « Négligence, violence, maltraitance : dépasser les blessures du passé »
— Ukraine : l’urgence humanitaire n’est pas le temps de l’adoption
— Soutenir EFA avec le moteur de recherche Lilo
— Protection de l’enfance : quelques chiffres-clés sur les enfants pupilles de l’État
— Kiri : une mini-série sur France 3
— D’un destin à l’autre : 6 portraits d’adoption (Radio Canada)

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Ces deux dernières années, l’ensemble du mouvement EFA – associations départementales et fédération nationale – a multiplié les initiatives pour maintenir l’accompagnement des familles adoptives et des candidats à l’adoption.

Soirées témoignages, conférences thématiques, permanences, rendez-vous individuels… ont pu se dérouler en visioconférence et ont remporté un vif succès.

Forte de cette expérience, la fédération a développé, en 2022, de nouvelles formules avec la constitution d’équipes dédiées : une conférence sur les enfants adoptables en France, ouverte à tous (adhérents EFA et non-adhérents) et proposée 10 fois dans l’année ; 6 soirées témoignages sur l’adoption nationale d’enfants dits « à particularités » ; enfin, un « parcours vers l’adoption » de 6 séances interactives de 3 heures.

Ce parcours est destiné à toute personne (couple ou célibataire) s’engageant ou déjà engagée dans une procédure d’agrément d’adoption. Différents thèmes y seront abordés tels que l’agrément, les enfants adoptables en France et à l’international, les liens d’attachement, les enfants à particularités, les défis du quotidien, devenir parent d’un enfant abandonné.

Rubrique « Les formations EFA »

Fabienne Loodts

Nous avons tous un démon caca en nous, c’est notre face sombre, notre ombre négative. Un choix s’impose : se laisser envahir et donner à ce démon notre vie à gouverner, ou apprivoiser, le dompter et vivre avec lui en le rendant inoffensif.

https://www.decitre.fr/livres/les-demons-caca-9782930223629.html

Andréa Bescond, Mathieu Tucker

Coucou ! Nous nous appelons Thomas, Noémie, Jade et Sam… Nous avons à peu près ton âge et nous aimerions partager avec toi des petites expériences de vie. Cela te permettra d’en parler avec les adultes qui s’occupent de toi, d’exprimer tes émotions, de raconter à ton tour ce que tu vis à l’école ou à la maison…  » Quand j’ai joué mon spectacle Les Chatouilles, j’ai rencontré beaucoup de personnes qui s’interrogeaient sur la manière de parler à leurs enfants de la violence, mais sans savoir comment faire.
Cela m’a donné l’envie de créer, avec Mathieu Tucker, un ouvrage ludique et joyeux qui ouvre le dialogue entre les petits et les grands.  » L’autrice : Andréa Bescond Danseuse, comédienne, scénariste et réalisatrice, Andréa Bescond mène une carrière artistique aussi brillante qu’éclectique. Après avoir collaboré avec les meilleurs chorégraphes et dansé sur de nombreuses scènes, elle fait ses premiers pas au théâtre en 2009 avec Les 39 marches.
En 2014, elle écrit Les Chatouilles ou la danse de la colère, mise en scène par Eric Métayer. La pièce reçoit plusieurs prix prestigieux dont le Molière 2016 du  » Seul/e en scène  » . Cette pièce, qui raconte les violences sexuelles qu’elle a subies enfant, est adaptée au cinéma par elle et Eric Métayer en 2018 (César de la meilleure adaptation 2019). Depuis qu’elle est sortie du silence lié à ce traumatisme, Andréa se bat pour faire entendre la voix des plus fragiles et lutter contre les violences faites aux enfants.
 » Et si on se parlait ?  » est le premier livre qu’elle leur adresse directement. L’illustrateur : Mathieu Tucker Illustrateur, graphiste et directeur artistique, Mathieu Tucker est diplômé de l’école des Arts décoratifs de Paris.

https://www.decitre.fr/livres/et-si-on-se-parlait-le-petit-livre-pour-aider-les-enfants-a-parler-de-tout-sans-tabou-3-6-ans-9791033907626.html

 

Dominique de Saint-Mars

Max ne comprend pas pourquoi son copain Jérémy est souvent violent. Un jour, il découvre qu’il est maltraité par son père…
Une histoire de Max et Lili pour apprendre que la maltraitance, c’est la violence répétée sur un plus petit. Un enfant battu, humilié ou délaissé ne peut pas se défendre.
Si on découvre sa souffrance, il faut le persuader d’en parler, pour qu’on puisse le protéger et aider sa famille.
LA LOI PUNIT QUICONQUE N’AIDE PAS UNE PERSONNE EN DANGER, SPÉCIALEMENT UN ENFANT.

https://www.babelio.com/livres/Saint-Mars-Jeremy-est-maltraite/261611

 

 

Sujet difficile à aborder, sans doute parce qu’il heurte nos cœurs et nos consciences : la violence et la maltraitance que les enfants ont pu subir avant leur adoption. Pourtant, il est essentiel de tenter de comprendre et de mesurer leurs répercussions sur l’enfant, sur la vie de toute la famille, sur sa relation aux autres, son estime de lui et, surtout, pour repérer les moyens d’en prévenir les conséquences. Qu’entend-on par « maltraitance » ? La négligence n’est-elle pas une maltraitance qui ne dit pas son nom ? Quels sont les effets possibles de la maltraitance sur un enfant aux plans psychique, affectif, neurologique et cognitif ? Comment accompagner, prendre en charge les traumatismes visibles ou non d’une maltraitance passée ? Comment mener l’enfant vers une confiance en la vie, comment le mettre sur une voie de résilience ?

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Le revue Accueil

 

La guerre en Ukraine a lancé hors de ses frontières plus de deux millions de réfugiés et parmi ceux-ci des enfants qui se trouvent isolés. Ils ont été séparés des adultes qui les accompagnaient ou ont été envoyés seuls par leur famille pour les préserver, comme ce petit garçon de 11 ans dont l’histoire est devenue virale.

Filippo GRANDI, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés : « Souvent les enfants ne sont pas vraiment seuls, ont des familles ailleurs, donc il faut essayer de les réunir avec leur famille tout d’abord. » France Inter le 8 mars 2022

Ces enfants doivent être pris en charge par les services de protection de l’enfance du pays dans lequel ils arrivent, et tout doit être mis en œuvre pour leur permettre de retrouver des membres de leur famille.

Un élan de solidarité se met en place, partout en France, pour répondre à la détresse de ces enfants et les protéger de la guerre.

Des associations à but humanitaire « évacuent » d’Ukraine vers la France des enfants qui vivent actuellement dans des orphelinats ou des internats et recherchent des familles d’accueil. La majorité de ces enfants ont des parents et en tout état de cause des représentants légaux et il n’est pas possible de les déplacer sans l’accord de ces derniers. Il est indispensable avant toute évacuation de ces enfants de s’assurer que les autorités ukrainiennes ont autorisé leur évacuation et de s’assurer également de la qualité de l’accueil par des familles françaises et de leur suivi.

Des particuliers proposent l’accueil de bébés dont les parents seraient décédés. Certaines familles pourraient y voir la possibilité d’adopter ces enfants et la vigilance est de mise dans ce qui pourrait s’apparenter à des adoptions illégales.

EFA rappelle que l’urgence humanitaire n’est pas le temps de l’adoption. L’adoption est un projet de parentalité mûrement réfléchi. De plus, il est impossible d’adopter de manière éthique un enfant dans un pays en guerre ou victime d’une catastrophe humanitaire. Les populations sont déplacées, les familles sont séparées et dispersées, les administrations à l’arrêt ou désorganisées n’ont pas la capacité de vérifier l’adoptabilité juridique des enfants et de les accompagner dans ce parcours de vie.

C’est pourquoi le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a pris, le 7 mars 2022, un arrêté de suspension des procédures d’adoption internationale en Ukraine et également en Russie.

Enfance & Familles d’Adoption le 15 mars 2022

 

En France, entre 1979 et 2019 :

— 1300 enfants ont été adoptés en Ukraine,
— 4900 en Russie,
— 3350 en Roumanie,
— 2060 en Pologne,
— 34 en Biélorussie,
— auxquels on pourrait ajouter les enfants venus de Hongrie et des pays baltes.

C’est dire si les familles adoptives françaises sont nombreuses à se sentir concernées par ce qui se déroule en ce moment, avec la guerre en Ukraine et les réfugiés qui affluent dans les pays voisins. Adopter à l’étranger, c’est inscrire l’histoire de nos familles dans des destinées communes qui englobent et dépassent la somme des histoires individuelles ; des événements dramatiques comme ceux que vivent actuellement les habitants de cette région d’Europe viennent nous le rappeler. À cela s’ajoute le fait qu’une guerre proche de notre territoire ne peut manquer d’interroger tous les enfants, quels qu’ils soient

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Le bulletin n°61 de la newsletter d’EFA vient de paraître.

— Accueil n° 201 « L’autonomie : un formidable défi ! »
— Projet pour l’enfant – Les alternatives à l’adoption plénière : une nouvelle formation d’EFA
— Proposition de loi visant à réformer l’adoption
— Accompagner la recherche des origines : le projet Racine
— L’adoption internationale en France en 2021
— Placés de Nessim Chikhaoui

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Ce texte nous laisse un sentiment partagé. S’il comporte des avancées en faveur des enfants les plus vulnérables, il n’en reste pas moins que les députés et le gouvernement sont restés sourds à nos inquiétudes concernant plusieurs aspects, favorisant parfois un droit à l’enfant en lieu et place du droit de l’enfant délaissé à grandir dans une famille choisie pour lui en fonction de ses besoins. S’ajoute à cela la crainte que les échéances électorales ne précipitent la publication des décrets sans concertation.

Concrètement qu’en est-il ? En voici les principales dispositions.

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