Adopter en Asie et Océanie

L’Asie a été un des premiers continents vers lesquels les familles françaises se sont tournées : la Corée du Sud dans les années 1980, puis Inde et Sri Lanka. Aujourd’hui, les familles adoptent principalement au Vietnam, en Thaïlande, et en Inde.

A noter

L’actualité en matière d’adoption internationale évolue rapidement, il convient donc de s’informer régulièrement, sur les pays dont nous proposons ici un zoom, mais aussi sur les autres.

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre association départementale EFA, qui sollicitera le cas échéant l’équipe « adoption internationale » de la fédération Enfance & Familles d’Adoption. Il convient de noter que l’adoption d’enfants nés en Polynésie française ne relève pas de l’adoption internationale, mais d’une procédure comportant un certain nombre de spécificités

Actualités et tendances: Asie et Océanie

Les adoptions en Asie en 2017

En 2017, 224 enfants sont arrivés d’Asie (208 en 2016, 235 en 2015, 307 en 2014), soit 33 % du total des enfants adoptés par des Français à l’international. Les adoptions sur ce continent sont en diminution depuis 2005 (légère reprise en 2017), année où elles représentaient plus du tiers des adoptions internationales, du fait, entre autres, du ralentissement souhaité par la Chine (mise en place de nouveaux critères plus restrictifs pour les couples), de la ratification de la convention de La Haye par le Vietnam. A souligner une reprise des adoptions en Inde suite à la mise en place de nouvelles instructions et d’un nouveau système en 2015 (Pour plus d’information se référer au rapport de la mission effectuée par EFA et la MAI en mars 2017).
En 2017, les principaux pays d’origine en Asie sont :

  • Le Vietnam avec 95 enfants arrivés.
  • La Thaïlande avec 43 enfants.
  • La Chine avec 34 enfants. Actuellement le délai d’attente pour l’adoption d’un enfant en bonne santé est de 8 à 9 ans. Ce délai est susceptible d’augmenter dans les années à venir.
  • L’Inde avec 27 enfants arrivés dont 27 sont à besoins spécifiques.
  • Les Philippines : 15 enfants.

La majorité des enfants arrivant de ces pays sont des enfants à besoins spécifiques.

La majorité de des pays d’origine d’Asie où l’adoption est possible ont ratifié la Convention de La Haye, ce qui impose un passage obligatoire par OAA ou par l’AFA, sauf la Corée du Sud qui a signé la Convention mais ne l’a pas encore ratifié. Le passage par OAA est néanmoins obligatoire.

Pour plus de renseignements chiffrés se reporter au rapport annuel de la Mission de l’Adoption Internationale (MAI) pour 2017.

EFA en France

Trouvez l’association dans votre département

Il existe une association EFA dans chaque département, animées par des parents adoptifs qui ont une expérience des démarches d’adoption.

Adopter au Cambodge

En quelques années, les adoptions sont passées de quelques dizaines par an à 228 en 2000.

En juillet 2003, les procédures dans ce pays étaient suspendues puis reprises en avril 2007 (ratification de la Convention de la Haye) avec de nouvelles procédures jusqu’en décembre 2009 où une nouvelle loi a été promulguée et les adoptions de nouveau suspendues

En 2013, la MAI confirmait le maintien du moratoire sur les adoptions internationales au Cambodge, moratoire toujours en cours (avril 2018).

Fiche Cambodge de la MAI

Adopter au Népal

Le Népal a signé en 2009 la Convention de la Haye, mais peine à mettre en place les pratiques administratives et juridiques adéquates.

De ce fait, depuis août 2010, la France ne transmet plus de dossiers au Népal.
Communiqué de la Mission de l’Adoption Internationale (16 aout 2010)

Le Népal a signé en 2009 la Convention de la Haye, mais peine à mettre en place les pratiques administratives et juridiques adéquates.

De ce fait, depuis août 2010, la France ne transmet plus de dossiers au Népal. Communiqué du SAI : Actualité Népal (16.08.10)

En février 2017 la MAI s’est rendu à Katmandou pour y rencontrer les autorités népalaises. Il est ressorti de ces rencontres que le Népal n’est pas encore prêt à une réouverture aux adoptions internationales. En conséquence le moratoire est maintenu.

Adopter au Vietnam

Le Vietnam a ratifié la convention de la Haye qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2011.
Depuis cette date la priorité est donnée aux enfants à besoins spécifiques.
Il n’est pas inutile de rappeler que cette ratification est intervenue dans un contexte particulier.

Le Service Social International (SSI) a mené, à la demande de l’UNICEF et au ministère de la Justice vietnamien, une enquête indépendante, qui a donné lieu à un rapport. Ce rapport présente des éléments très intéressants notamment sur les questions de l’adoptabilité et de l’argent en partant de plusieurs constats:

  • L’adoption internationale au Vietnam dépend essentiellement de la « demande » des candidats étrangers à l’adoption, c’est pour cette raison que la très grande majorité des enfants adoptés à l’étranger ont moins d’un an.
  • Les circonstances dans lesquelles les enfants deviennent adoptables sont obscures et troublantes. Le principe de subsidiarité ne s’applique pas.
  • L’adoption internationale est marquée par des relations particulièrement malsaines entre les agences et les institutions qui accueillent les enfants. Cela implique des contributions financières obligatoires et importantes des agences sous forme « d’aide humanitaire ». On accorde beaucoup plus d’importance à cette aide qu’à la question de savoir, au cas par cas, si l’adoption internationale est la bonne solution.
  • Les gouvernements et les autorités centrales des pays d’accueil ne se sont pas préoccupés d’intégrer les principes de la convention de La Haye (CdLH) dans la mise en place des conventions bilatérales en matière d’adoption avec le Vietnam.
  • Le souhait actuel du Vietnam de mettre en place rapidement la CdLH est un fait positif, mais cela implique non seulement des réformes législatives mais également un changement fondamental de perspective. Le succès de la réforme ne dépendra pas que du Vietnam mais aussi de la volonté des partenaires étrangers. Ceux-ci devront apporter de l’aide pour faciliter à la mise en place d’un véritable système de protection de l’enfance, avec une stratégie de désinstitutionalisation des enfants abandonnés ou retirés à leur famille.

En savoir plus: le rapport du SSI est consultable sur le site du SSI (en langue anglaise)

A lire aussi : mission d’EFA en Chine et Vietnam en février 2004