On parle à nouveau aujourd’hui d’utiliser « mieux » et plus l’adoption simple, voire de la laisser seule subsister en « l’aménageant » notamment par suppression de sa révocabilité.

Elle apparaît aux auditeurs mal avertis ou à certains politiques, auteurs, sociologues, psychologues, travailleurs sociaux comme une institution plus facile à manier que l’adoption plénière : elle permettrait plus aisément de répondre à la demande croissante des postulants à l’adoption ou à la recherche de leurs origines qu’entreprennent ceux dont la filiation première a été rompue.

Il y a trente ans, lorsque les dossiers de l’Aide sociale à l’enfance s’ouvraient encore bien mal et que le débat s’ouvrait, lui, largement sur l’accès aux origines, l’adoption simple était déjà préconisée par certains, non pour écarter parfois l’adoption plénière mais pour la faire disparaître.

Lire la contribution de Danielle Housset, présidente d’honneur d’Enfance & Familles d’Adoption, transmise à l’UNAF, qui a consacré sa 62e session de l’Université des familles (le 12/11/2013) au thème : « Les deux régimes d’adoption qui caractérisent le droit français ont-ils encore une raison d’être ? »