Contribution aux états généraux de la bioéthique (CCNE)

EFA : Contribution aux états généraux de la bioéthique, lancés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) le 18 janvier 2018.

Le 28 février 2018 EFA a été auditionné par le Conseil Consultatif National d’Éthique sur deux points: l’évolution de la loi DE 2002 vers un accouchement sous le secret avec recueil de l’identité de la mère et la non utilisation de l’adoption dans le cadre de la Gestation pour autrui.

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Congrès national EFA, le samedi 13 octobre 2018 à Mulhouse

L’expression de l’enfant

Que ce soit dans le cadre de la construction d’un projet pour un enfant confié à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ou après l’arrivée de l’enfant dans une nouvelle famille, écouter, entendre et tenir compte de sa parole est une nécessité. La parole de l’enfant est aujourd’hui reconnue par les professionnels, inscrite dans la CIDE (Convention internationale des droits de l’enfant) et dans la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant.

Mais comment l’enfant peut-il s’exprimer ? Comment l’aider à libérer sa parole ? Que proposent les professionnels de l’enfance ? Comment collaborer avec eux ? Comment informer et former les bénévoles des associations EFA à l’expression des enfants adoptés ? Comment accompagner, aider les familles à prendre en compte la parole de leurs enfants ? Quels sont les outils à mettre en place ?

Ce congrès tentera d’apporter des éléments de réponse par une approche transversale et grâce à des échanges pluridisciplinaires.

La parole sera donnée aux professionnels de l’enfance et aux adoptés pour qu’ils témoignent et engagent un débat puis, 5 ateliers seront proposés pour mieux comprendre et décoder la parole de l’enfant.

Le programme (provisoire) de la journée.

Le bulletin d’inscription pour les adhérents EFA.

Le bulletin d’inscription pour les NON adhérents EFA.

 

La situation des pupilles de l’État au 31 décembre 2016

L’enquête sur la situation des enfants pupilles de l’État vient d’être publiée par l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE). Au 31/12/2016, il y avait 2 626 enfants bénéficiant du statut de pupilles de l’État (2 615 en 2015 et 2 435 en 2014), suivis par 116 conseils de famille.

646 naissances suite à un accouchement sous le secret ont été enregistrées (600 en 2015), 108 de ces enfants ont été restitués à leurs parents (15 %), 6 enfants ont été trouvés et admis au statut de pupilles de l’État. Par ailleurs, 34 nouveau-nés avec filiation établie ont été remis aux services de l’ASE en vue de leur adoption. Enfin 10 enfants ont été admis comme pupilles suite à un échec d’adoption.

Outre quelques compléments d’informations (conditions d’admission, profil des enfants confiés en vue d’adoption, enfants à besoins spécifiques, naissances sous le secret), le rapport de l’ONPE propose un focus sur les enfants admis suite à une déclaration judiciaire d’abandon.

Durant l’année, 751 enfants ont été confiés en vue de leur adoption (716 en 2015 et 773 en 2014), plus de 20 % d’entre eux étaient considérés comme ayant des besoins spécifiques en raison de leur âge (80 enfants), de leur état de santé ou de la présence d’un handicap (57) ou en fratrie (17).

Le nombre d’agréments en cours de validité se porte à 14 070 (-13 % par rapport à 2015). 3235 agréments ont été délivrés dans le courant de l’année 2016 (-2% par rapport à 2015).

Télécharger le rapport sur la situation des pupilles de l’État au 31 décembre 2016

 

EFA s’adresse au ministre de l’Éducation nationale

La fédération d’Enfance & Familles d’Adoption a adressé, le 4 juin 2018, un courrier au ministre de l’Éducation nationale relatif au projet d’abaissement de l’instruction obligatoire à l’âge de 3 ans (à partir de la rentrée 2019). Aujourd’hui, l’enfant adopté arrive à un âge de plus en plus élevé dans sa famille par adoption. Il a besoin de temps pour se poser dans sa nouvelle famille, pour s’assurer de l’affection des adultes qui l’entourent et créer des liens plus particuliers avec ses parents. Seulement ensuite, l’enfant sera prêt à entrer dans les apprentissages et à trouver sa place à l’école. C’est pourquoi EFA demande, pour les enfants adoptés, qu’un temps d’intégration plus ou moins long dans leur nouvelle famille par adoption puisse être autorisé et prévu dans la loi avant l’entrée à l’école.

Retrouvez les actions d’EFA en faveur de la scolarité des enfants adoptés

EFA intervient aux Assises nationales de la protection de l’enfance

Les 11e assises nationales de la protection de l’enfance se dérouleront les 28 et 29 juin à Nantes. Ces assises concentreront leurs travaux autour de la loi du 14 mars 2016 et des besoins de l’enfant. Nathalie Parent, présidente d’EFA, et Geneviève Miral, ancienne présidente d’EFA, interviendront dans deux ateliers : statut de l’enfant et technologies numériques-réseaux sociaux.

Le programme des 11e assises nationales de la protection de l’enfance

 

EFA intervient à la 6e conférence internationale sur la recherche en adoption

La sixième conférence internationale sur la recherche en adoption (ICAR6), qui se déroulera à Montréal du 8 au 12 juillet 2018, réunira plusieurs centaines de spécialistes de l’adoption : travailleurs sociaux, scientifiques, agences d’adoption, etc. Cette réunion bisannuelle permet de faire un état des lieux des connaissances et des pratiques de l’adoption tant nationale qu’internationale.

Enfance & Familles d’Adoption y participe pour la deuxième fois, après Auckland en 2016, où avait été présentée une communication sur l’influence des conditions pré-adoptives sur les résultats scolaires. Cette année, la communication d’EFA concerne la recherche des origines par les adoptés, domaine peu étudié notamment dans le cadre de l’adoption internationale. Ces deux communications sont issues de la recherche réalisée par EFA sur le devenir des adoptés, avec la contribution de deux universités et financée par la région Île-de-France.

Le programme d’ICAR6

EFA au DU « Adoption, attachement et pratiques professionnelles »

Janice Peyré, présidente d’honneur d’EFA, et Geneviève Miral, ancienne présidente d’EFA, sont intervenues le 8 juin dans le cadre du 4e module du diplôme d’université « Adoption, attachement et pratiques professionnelles », qui se déroulait à l’université d’Angers. L’objectif de ce DU, qui a réuni des professionnels de l’Aide sociale à l’enfance et des responsables d’organismes et d’associations d’adoption, est d’apporter une formation de base aux professionnels et futurs professionnels qui peuvent être amenés dans leur pratique à rencontrer des enfants, des parents, des familles adoptives ou situations adoptives.

Voir le programme du diplôme universitaire sur le site de l’université d’Angers

 

 

Il n’existe pas de droit à l’enfant

La polémique enfle autour de l’adoption par les couples de même sexe.

Dans ce contexte, il est important de rappeler qu’il n’y a jamais eu de droit à avoir un enfant, mais, qu’en revanche, chaque enfant a le droit d’avoir une famille, quels que soient son origine, son histoire et ses besoins spécifiques ( la position d’EFA sur le mariage pour tous en octobre 2012 ).

EFA accueille tous les candidats à l’adoption dans le respect de leurs projets et de leurs limites et rappelle que l’égalité de traitement entre tous les candidats à l’adoption, dés lors qu’ils sont titulaires de l’agrément pour adopter, doit être respectée.

Les enfants pupilles de l’État sont tous des enfants particuliers ayant tous subi des ruptures affectives. Il convient alors de chercher, pour chacun d’eux, non pas une famille au hasard parmi les 13 700 agréments en cours de validité mais LA famille qui pourra répondre au mieux à ses besoins. Les conseils de famille des pupilles de l’État ont la responsabilité de déterminer, avec l’aide des professionnels des services, le profil parental qui pourra correspondre à cet enfant-là, en tenant compte de son vécu pré-adoptif et de ses particularités, et de choisir ensuite la famille à qui il sera confié en vue de son adoption.

Il ne s’agit pas de croisement de listes ou de quota selon l’orientation sexuelle des futurs parents, leur statut matrimonial, leur âge, leur couleur de peau ou leur religion… Il ne s’agit pas non plus de mettre « en concurrence » les uns et les autres, mais d’effectuer un travail sur-mesure qui engagera à vie un enfant et ceux qui deviendront ses parents.

Aujourd’hui, avec moins de 1 500 adoptions (internationales et nationales) par an, il est certain que tous les candidats à l’adoption ne verront pas leur projet aboutir. Malgré cela, si les conseils de famille des pupilles de l’État trouvent aisément des familles pour les enfants très jeunes et en bonne santé, il n’en est pas de même pour plus de 800 enfants pupilles de l’État. Certains de ces enfants sont plus grands, leurs premières années de vie ont été marquées par des traumatismes, des ruptures successives, des maltraitances et des négligences, d’autres sont en fratrie, porteurs de pathologie ou d’un handicap… Ils ont besoin d’être accompagnés, ils ont besoin de parents, préparés à les accueillir, ouverts aux différences, de parents qui devront développer des compétences particulières et de solides capacités d’adaptation.

Se proposer comme parent d’un enfant à besoins spécifiques, c’est probablement se donner plus de chances de voir son projet aboutir, mais c’est d’abord et surtout cheminer, si on est en capacité de le faire, vers un enfant différent de celui qu’on avait imaginé au départ. Ce cheminement se travaille et s’accompagne, tant du côté des parents que de celui des enfants ; certains services Adoption en France – dont celui de Seine-Maritime – se sont particulièrement mobilisés en leur faveur.

Et ne l’oublions pas : chaque enfant est singulier et chaque candidat à l’adoption est particulier.

Enfance & Familles d’Adoption, le jeudi 21 juin 2018

Accueil n°187 vient de sortir : « Les besoins des enfants adoptés »

Il est beaucoup question, ces derniers temps, des besoins de l’enfant. Cette notion recouvre de nombreuses dimensions : physiologiques, relationnelles, cognitives, psychomotrices, de sécurité, d’appartenance… Pour grandir, les besoins des enfants varient notamment selon leur âge, leur développement global, leur parcours ; leur prise en compte ne peut donc pas se faire pour tous de la même manière. La plupart des enfants arrivant dans une famille par adoption ont subi des carences diverses, plus ou moins importantes. Comment identifie-t-on, évalue-t-on les besoins spécifiques de chacun d’eux ? Comment y répondre de manière adaptée et quelles compétences parentales rechercher pour eux ?

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La revue Accueil

 

Comprendre les vécus familiaux après une adoption internationale, derniers jours de l’enquête !

Une étude pour mieux comprendre les vécus familiaux après une adoption internationale.

L’équipe de chercheurs remercie chaleureusement les adhérents d’EFA qui ont répondu en nombre à l’enquête sur les vécus adoptifs familiaux. Ils représentent près de la moitié des participants. Grâce à vous, les objectifs d’inscription sont atteints et les premiers résultats seront présentés lors du 6e congrès international ICAR qui a lieu en juillet à Montréal. En conséquence, l’accès aux questionnaires sera clôturé à dater du 8 juin ; certains parents et ados déjà inscrits n’ont cependant pas encore terminé leur questionnaire. Il vous reste une semaine pour que vos réponses soient prises en compte. Les familles adoptives (parents et adolescents adoptés) sont invitées à participer à cette étude, menée par des universitaires et des médecins de plusieurs Consultations adoption (COCA), avec le soutien actif d’Enfance & Familles d’Adoption (EFA), du Mouvement pour l’adoption sans frontières (MASF) et des organismes autorisés pour l’adoption (OAA).

Attention, plus que quelques jours pour remplir les questionnaires !

Nous ne manquerons pas de vous informer des résultats et publications qui en découleront. D’autres travaux de recherche sont envisagés par l’équipe de Ste Anne à l’automne et devant l’amplitude de votre participation, d’autres sollicitations sont à prévoir.

Merci à tous
Dr Odile Baubin et Jacques Vaugelade

Mission de l’AFA en Haïti

Une délégation de l’Agence française de l’adoption (AFA) s’est rendue en Haïti du 15 au 21 avril 2018. L’objectif de cette mission était de présenter la directrice générale de l’AFA, Mme Girault, aux principaux partenaires de l’adoption internationale dans ce pays, de renforcer la coopération entre l’AFA et l’Institut du Bien-Être social et des Recherches (IBESR) et de comprendre les enjeux de la protection de l’enfance en Haïti. La délégation a pu évoquer avec les acteurs locaux les difficultés qu’ils rencontrent aux différentes étapes de la procédure d’adoption internationale.

Lire le compte rendu de cette mission.

Du 3 au 10 avril 2018, EFA a également effectué une mission d’observation en Haïti, financée par la Mission de l’adoption internationale (MAI). Cette mission fera l’objet de deux articles dans la revue Accueil (n° 187, en juin, et n° 188 en septembre).