Ce nouvel épisode de Clichés est consacré aux enfants adoptés et aux différents stéréotypes sur l’adoption.

Si, pour certaines personnes, l’adoption est envisagé un peu comme un « plan B » pour devenir parents en cas d’infertilité, pour d’autres, il s’agit d’un acte noble voire charitable permettant de sauver un enfant de la misère et de lui assurer un avenir meilleur. Comme d’habitude, nous avons tenu à donner la parole aux principaux concernés : Les adoptés ! Notre casting est donc composé de Quatre jeunes filles Belges d’origine Chinoise, Vietnamienne, Ethiopienne et Burundaise.

Elles ont toutes été adoptés bébés à l’exception de la Burundaise qui l’a été à trois ans. Elle a donc un rapport particulier avec sa culture adoptive et sa culture d’origine. Pourquoi adopter à l’étranger ? Les parents adoptifs sont-ils toujours assez bien préparés ? Quels traumas découlent de l’adoption ? La quête perpétuelle des parents biologiques ; le dilemme entre les parents adoptifs et les parents biologiques ; le côté sombre de l’adoption et des orphelinats… Nos candidats s’expriment sur ces différents points.

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Depuis deux ans, Virginie et Rémi sont les heureux parents de Solane. Afin de nous aider à en savoir davantage sur l’adoption, ils ont accepté de partager leur histoire.

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Janvier 2010 : un séisme ravage le pays, faisant 300 000 morts et un million et demi de sans-abris. Dix ans plus tard, notre équipe est retournée à Port-au-Prince, au foyer Notre-Dame de la Nativité, un orphelinat situé au sud de la capitale. Dans ce foyer, 56 enfants et une infirmière avaient péri sous les décombres. Plusieurs enfants avaient été gravement blessés. 

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Aujourd’hui plus encore que par le passé, le parcours des parents adoptants est long et difficile. Il a fallu de la détermination à Estelle pour porter jusqu’au bout son projet : son fils adoptif, Esteban, avait 7 mois lorsqu’il lui a été confié en Colombie.

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Quelque 1 500 Français ont été adoptés au Sri Lanka pendant les années 1980, dont certains ont été victimes d’un trafic d’enfants. Devenus adultes, ils veulent connaître la vérité. « Envoyé spécial » a suivi Champika et Rohan, deux trentenaires dans leur quête d’identité.

Tous ne le savent pas, mais ils ont peut-être été victimes d’un trafic d’enfants. A l’époque, le flou juridique entourant les adoptions a permis à certains intermédiaires peu scrupuleux de s’enrichir. « Fermes à bébés », vols de nourrissons à la maternité… Certains ont même créé des « fermes à bébés » : des établissements dans lesquels des mères sri lankaises démunies ont été poussées à donner ou à vendre leur progéniture. Pire, certaines ont vu leur nouveau-né volé à l’hôpital. Devenus adultes, certains de ces enfants veulent aujourd’hui connaître la vérité, aussi difficile puisse-t-elle être. De la France au Sri Lanka, l’équipe d' »Envoyé spécial » a suivi deux trentenaires, Champika et Rohan, dans leur quête d’identité.

Un reportage de Nicolas Bertrand, Guillaume Marque et Marion Giraud

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Poursuivant la thématique ouverte avec la diffusion du documentaire «Mères sous X, mères de l’ombre», Marina Carrère d’Encausse accueille plusieurs invités. L’accouchement sous X, autorisé en France et au Luxembourg, permet aux femmes qui le souhaitent d’abandonner leur bébé nouveau-né afin qu’il soit proposé à l’adoption. Un choix qui souvent reste douloureux, marqué du sceau du secret et de la honte. Témoignages et paroles de spécialistes se croisent autour de cette question complexe.

Une émission de France 5 : « Le monde en face ».

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Olivier Delacroix pose un regard atypique sur notre société et sur ceux qui la composent. Avec son sens tout particulier de l’écoute et de l’intérêt profond pour ceux qu’il rencontre, il va chercher la parole là où les épreuves de la vie et les traumatismes l’ont emprisonnée.

Aujourd’hui, 65 % des enfants concernés par l’adoption en France ont plus de 5 ans et sont affectés par une pathologie. Sylvie a adopté, il y a 13 ans en Russie, une fillette de 9 ans. Elle ignore tout de son passé mais découvre bientôt que sa fille souffre de graves séquelles psychologiques. En 2010, Claire et François accueillent deux frères originaires de Colombie, qui ont été abandonnés par leur mère. De leur côté, Anne-Valérie et Philippe, déjà parents, ont adopté deux autres enfants atteints de trisomie 21.

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Du départ de sa famille d’accueil au possible retour chez sa mère, Yanie traverse une période de transition délicate. Un récit d’apprentissage intense et émouvant.

« On ne t’abandonne surtout pas », martèle Jacques, 70 ans, qui s’occupe avec Myriam de Yanie, placé chez eux depuis ses 14 mois. Aujourd’hui âgé de 14 ans, il doit quitter ces grands-parents de substitution qui prennent leur retraite. Du jour au lendemain, il change de cadre de vie pour habiter chez Vlassia et William, un jeune couple. « C’est pire qu’un choc. C’est comme mourir une première fois », confie ce jeune à la fois révolté et rongé par la peur. Un passage de relais déchirant : Jacques donne à Vlassia un petit carnet dans lequel ils ont consigné les étapes de vie de leur protégé. Après plus de neuf ans de séparation, Yanie expérimente en parallèle la vie commune avec Virginie, sa mère sortie de prison il y a un an qui réclame la garde de son fils. Entre l’envie de se rapprocher de cette mère qu’il connaît peu, l’amour inconditionnel qu’il porte à Myriam et Jacques, et la recherche d’un foyer stable pour se construire, Yanie peine à trouver sa place…

Articulé en trois actes, ce documentaire émouvant est un portrait à deux voix : celui de la réalisatrice Ketty Rios Palma qui filme Yanie dans cette foule d’adultes – éducateurs spécialisés, psychologues, assistants familiaux, parents… –, et celui de cet enfant placé dont on suit l’émancipation contrariée. Cet adolescent attachant fait preuve d’une maturité déconcertante face à l’annonce de son départ. Malgré le tempérament introverti de Yanie, la réalisatrice parvient à mettre en lumière son conflit intérieur, notamment en lui confiant une petite caméra. Yanie livre alors avec spontanéité ses sentiments, pour déclarer, après un long cheminement, qu’il ne se sent « le fils de personne ».

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En France, 16 000 couples ou célibataires sont en attente d’adoption. Pour beaucoup, tout se passera bien. Pour d’autres, l’arrivée de l’enfant tant désiré sera le début d’un chemin tortueux, douloureux et parfois pavé de regrets. Car l’adoption est aussi la rencontre entre deux blessures. Celle d’hommes et de femmes qui n’ont pu donner la vie, celle d’enfants marqués par l’abandon et les souffrances.

Voici l’histoire de huit adoptions. Huit histoires de famille à la fois tendres et violentes. Parents et enfants racontent avec pudeur et dignité comment dépasser la douleur, l’incompréhension et le rejet.

Car, année après année, malgré les épreuves, les batailles, les divisions, malgré les larmes et les cris, malgré le renoncement des uns et le découragement des autres, parents et enfants finissent par fonder une véritable famille.

Pour Barbara, son adoption a d’abord été un arrachement : quand ses parents sont venus la cherche au Chili, elle  a dû quitter son orphelinat et sa nounou. Elle avait quatre ans : elle ne leur a jamais pardonné. Sonia, adoptée en Inde, n’a pas accepté la mort de sa mère de naissance. Dimitri a longtemps pleuré la nuit sans savoir pourquoi. Grégoire a connu la rue. Anna a été « celle de la DDASS », dont personne ne voulait. Lorsqu’ils sont arrivés dans leur nouvelle famille, tous étaient en colère. Trop d’adultes avaient déjà failli. Certains enfants ont choisi le conflit, la provocation, la violence, pour tester cet amour qu’ils croyaient impossible. D’autres ont préféré la fuite, la fugue, tout ce qui pouvait les détruire. Alors, le rêve des parents s’est transformé en cauchemar. Ils se sont sentis honteux, démunis. Avec face à eux, une société crispée : l’adoption est un acte d’amour formidable et une institution qu’il ne faut pas salir.

Paulette et Jean-Michel, les parents de Grégoire, ont vu surgir en eux une violence qu’ils ne soupçonnaient pas. Claudia, la mère de Paola, adoptée en Colombie avec son frère, a un temps sombré dans la dépression : ces enfants avait trop souffert de mauvais traitements infligés par leur mère biologique. Marianne et Damien ont appris à vivre avec Théo qui souffre d’un handicap non-détecté à la naissance. Parfois, la seule solution fut de se séparer, pour un temps. Nathalie a demandé le placement de Sonia, sa fille adoptive, qui lui rendait la vie impossible. Claudia et Louis voient leur fille, Paola, deux fois par mois. Elle a frappé sa mère : elle a été placée par les services sociaux.

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Une équipe de France 2 a recueilli le témoignage de Yamina, qui a donné naissance il y a 22 ans à une petite fille qu’elle n’a jamais connue.

Faut-il permettre aux parents biologiques de retrouver leurs enfants ? Aujourd’hui, la loi ne l’autorise pas, mais certains le réclament. Yamina a donné naissance il y a 22 ans à une petite fille qu’elle n’a jamais connue. Aujourd’hui, elle fait tout pour la retrouver. À l’époque, Yamina Boulghalegh avait 16 ans, elle vivait chez sa grande soeur qui ne lui a pas vraiment laissé le choix. Elle doit accoucher dans l’anonymat le plus total sous X. 24 heures après la naissance à l’hôpital, elle confie son bébé à l’aide sociale à l’enfance.

Des recherches infructueuses
22 ans plus tard, elle se souvient parfaitement de ce jour. « Elle pesait 2,380kg, elle faisait 49cm, je m’en souviens comme si c’était hier », confie Yamina au micro de France 2. Aujourd’hui, c’est sur internet qu’elle recherche sa fille de 22 ans, laissant des annonces sur les réseaux sociaux. Après un accouchement sous X, il n’y a plus de trace, une souffrance. « Ça doit être dur pour un enfant de ne pas avoir d’identité, de ne pas savoir d’où l’on vient », ajoute-t-elle émue.
Ses enfants l’ont toujours soutenue dans ses recherches. Ensemble, ils parlent souvent de cette grande soeur qu’ils n’ont jamais vue. Aujourd’hui, Yamina Boulghalegh n’a aucune piste, elle envisage désormais d’engager un détective privé.

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