Une Vie toute neuve,
d’Ounie Lecomte, 2010, Gloria Films Productions et Now Films

Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des religieuses catholiques. Commencent alors l’épreuve de la séparation et la longue attente d’une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés laissent entrevoir une part du rêve, mais brisent aussi les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d’une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux qu’elle aime. C’est à partir de son histoire personnelle qu’OUNIE LECOMTE décide d’écrire ce scénario et signe son premier film. Si l’histoire n’est pas autobiographique, la justesse des émotions et des sentiments qui y sont exprimés résulte du parcours et de la réflexion de la réalisatrice.

Au-delà de la valeur esthétique du film, sa très grande qualité est de se placer à hauteur de l’enfant  et de nous permettre d’appréhender « de l’intérieur » le cheminement que la petite fille va devoir faire pour accepter d’emprunter le chemin qui s’offre devant elle.
Cette histoire ouvre tout un champ de réflexion sur la place de l’adoption, ce qu’elle peut apporter aux enfants privés de famille mais aussi sur ses limites; sur la nécessité d’accompagner enfants et adultes (parents, éducateurs, …) dans l’élaboration de cette construction familiale; sur le rapport à l’identité et aux origines, sur la relation entre les pays d’accueil des enfants et leur pays d’origine. Il faut néanmoins ne jamais perdre de vue que l’histoire se passe dans les années 1970, car les processus d’adoption ont changé depuis cette époque.

Merci à Ounie Lecomte.

Bande annonce