Mission au Guatémala

Le but principal de cette mission, à la demande de la MAI, était de comprendre comment les adoptés originaires du Guatemala pouvaient retrouver leurs origines et dans quelle mesure des « retrouvailles » avec leur famille biologique étaient possibles. Il était pour cela nécessaire de comprendre au préalable la protection de l’enfance hier et aujourd’hui au Guatemala, et les projets de vie mis en place pour les enfants plus vulnérables.

Compte tenu du nombre d’adoptions réalisées, la recherche des origines est un défi majeur au Guatemala qui fût l’un des premiers pays d’origine au monde dans les années 2000. En France, les 1965 enfants qui ont y été adoptés entre 1981 et 2005 sont potentiellement concernés par ces recherches.

Pour appréhender au mieux la démarche, il a été nécessaire de s’imprégner de l’histoire passée et plus récente du pays, en particulier des conséquences de la guerre civile qui a déchiré le Guatemala de 1960 à 1996. Car, dans un premier temps, c’est la recherche des disparus pendant ce conflit qui a mis en évidence certains liens avec l’adoption. Les nombreuses irrégularités ou même trafics d’êtres humains décrits par les commissions ad hoc ont pu entacher les procédures menées à l’époque par les seuls notaires, encouragés par une législation permissive et un contexte de guerre.

Si le CNA (Autorité centrale) est légalement la seule institution habilitée aux recherches d’origines personnelles, la plupart de celles-ci sont effectuées par des organismes privés. Un accompagnement professionnel, en amont en France puis sur place au Guatemala, est absolument indispensable afin de se préparer au choc des différents scenarii possibles.

Le détail de la mission au Guatémala

Illustration © Sylvine Venetz, tous droits réservés (2019)