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« C’est à dire » France 5, Adoption, le parcours du combattant

On le sait, adopter un enfant s’avère être un parcours du combattant : casse-tête administratif, allongement des délais… Le sujet de l’adoption cristallise pléthore de débats, encore aujourd’hui.

« Pupille », en salles ce mercredi, l’aborde subtilement, dans toute sa complexité, avec plusieurs personnages gravitant autour d’un nouveau-né abandonné par sa mère, en quête de nouveaux parents.   La mère qui veut adopter dans « Pupille », jouée par Élodie Bouchez, attend depuis huit ans.

Un délai édifiant que les chiffres attestent : selon l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE), 792 adoptions de pupilles de l’État ont été réalisées en France en 2016. Alors que la même année, l’ONPE recensait 13.700 agréments d’adoption en cours de validité. Le combat est d’autant plus ardu en fonction de votre situation personnelle : en 2016, 85% des adoptions ont été obtenues par des couples mariés, 15% par des célibataires.  

Nathalie Parent, présidente de l’association Enfance et Familles d’adoption (EFA) assure qu’il importe d’emblée d’annoncer la couleur, au risque de déchanter : « pour celles et ceux qui veulent adopter, on les informe qu’il y a quasiment 14000 agréments en cours de validité, que la majorité de ces agréments s’adressent à des enfants jeunes en bonne santé (chaque année en France, 600 bébés comme ceux que l’on voit dans ‘Pupille’, naissent sous le secret) ; or, ce ne sont pas forcément ces enfants-là qui sont en attente de parents aussi bien en France qu’à l’international ». La demande la plus urgente porte plutôt sur des enfants « à particularités », c’est-à-dire âgés de plus de 5 ans, en fratrie ou ayant des problèmes de santé.   Selon une étude publiée par l’Institut national d’études démographiques, la moitié des personnes candidates à l’adoption abandonne le projet en cours de route.

Dans une lettre adressée jeudi 29 novembre à Édouard Philippe et Agnès Buzyn, la fédération Enfance et Familles d’adoption demande une réforme de l’adoption, afin de trouver des familles aux centaines de pupilles qui restent en attente chaque année.  

A revoir : Mélanie Taravant reçoit la présidente de la fédération Enfance et Familles d’adoption, Nathalie Parent, sur le plateau de C à dire ?!

Mission de l’AFA en Haïti

Une délégation de l’Agence française de l’adoption (AFA) s’est rendue en Haïti du 15 au 21 avril 2018. L’objectif de cette mission était de présenter la directrice générale de l’AFA, Mme Girault, aux principaux partenaires de l’adoption internationale dans ce pays, de renforcer la coopération entre l’AFA et l’Institut du Bien-Être social et des Recherches (IBESR) et de comprendre les enjeux de la protection de l’enfance en Haïti. La délégation a pu évoquer avec les acteurs locaux les difficultés qu’ils rencontrent aux différentes étapes de la procédure d’adoption internationale.

Lire le compte rendu de cette mission.

Du 3 au 10 avril 2018, EFA a également effectué une mission d’observation en Haïti, financée par la Mission de l’adoption internationale (MAI). Cette mission fera l’objet de deux articles dans la revue Accueil (n° 187, en juin, et n° 188 en septembre).

Adoption internationale et recherche des origines : un guide du SSI

Le Service social international vient de publier un nouveau guide « Adoption internationale et recherche des origines » destiné aux personnes adoptées. En 5 étapes (Décider de chercher, Se préparer à chercher, Choisir les moyens, Entreprendre la recherche et Faire un suivi), ce guide propose conseils et éclairages, et souligne les risques éventuels et les questions à (se) poser.

Accéder au guide

Confier et recevoir un enfant en Polynésie française : une étude de l’ISPF

L’Institut de la statistique en Polynésie (ISPF) vient de publier une étude sur le fa’a’amura’a, la première de ce type. Son but est d’apporter un éclairage quantitatif sur cet aspect spécifique de la vie familiale en Polynésie française. En 2012, l’ISPF a recueilli des informations auprès de l’ensemble des femmes de la Polynésie française âgées de plus de 14 ans sur l’éventualité d’avoir « donné des enfants à fa’a’amu » et également sur le fait « d’avoir actuellement des enfants à fa’a’amu ».

Accéder à l’étude

Une étude pour mieux comprendre les vécus familiaux après une adoption internationale.

Les familles adoptives (parents et adolescents adoptés) sont invitées à participer à cette étude, menée par des universitaires et des médecins de plusieurs Consultations adoption (COCA), avec le soutien actif d’Enfance & Familles d’Adoption (EFA), du Mouvement pour l’adoption sans frontières (MASF) et des organismes autorisés pour l’adoption (OAA).

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Rapport d’activité 2016 de la MAI

L’Autorité centrale française, la Mission de l’adoption internationale, vient de publier son rapport d’activité 2016 (septembre 2017). Ce rapport propose un focus « pays », un aperçu des statistiques de l’année, un rapide tour d’horizon des missions de la MAI (missions à l’étranger, relations avec les Conseils départementaux, soutien et régulation des OAA…).

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Adoption internationale : une hausse en trompe-l’oeil

apEn 2016, 956 visas long séjour adoption (VLSA) ont été délivrés (contre 815 en 2015 et 1069 en 2014). La mission de l’adoption internationale relève que « cette hausse apparente de 17 % résulte de la levée de la suspension des adoptions en République démocratique du Congo (RDC) ». Hors RDC (231 arrivées d’enfants), le premier pays d’origine est Haïti (82), suivi du Vietnam (74) et la Colombie (62).

Télécharger le rapport annuel de la MAI

Vers la fin des adoptions à l’étranger ? une émission de France Culture

Vers la fin des adoptions à l’étranger ? Du grain à moudre, France Culture, 21 décembre 2016

Emission présentée par Mélanie Chalandon

Avec Béatrice Biondi, Nigel Cantwell, Yves Denéchère, Nathalie Parent

« On ne peut pas laisser aller les familles dans un pays où on n’est pas sûr que les enfants sont adoptables. Quand les enfants grandissent, ils demandent à connaître leur histoire, pourquoi, comment. Les parents doivent pouvoir répondre aux questions des enfants. » (Nathalie Parent).

Un débat sur les évolutions de l’adoption internationale, les questions éthiques, les attentes des pays d’origine, les responsabilités des pays d’accueil comme la France, qui exercent une pression sur les pays d’origines et qui délivrent les accréditations aux organismes autorisés pour l’adoption sans toujours s’interroger sur la réalité du terrain et les conséquences pour les enfants et leurs familles.

Une émission à podcaster ou à réécouter en ligne

 

Manifestation à Paris des familles attendant de pouvoir adopter un enfant de la RD-Congo à Paris, 19 décembre 2016

Ne pas oublier les enfants qui attendent et les couples qui espèrent

Nous nous sommes mariés à 40 ans en 2012. En 2013, nous avons décidé de nous tourner vers l’adoption. Nous n’envisageons pas de rester à deux. Fonder une famille, c’est la suite et l’aboutissement de notre histoire. Une famille, c’est pour nous un socle pour toute personne, mais aussi la cellule de base de la société !

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Les chiffres de l’adoption internationale en 2015

2015 stats aiLa Mission de l’adoption internationale a mis en ligne les statistiques 2015 de l’adoption internationale en France. Comme chaque année depuis 2011, le nombre d’enfants arrivés en France en 2015 dans le cadre de l’adoption internationale a encore baissé : 815 enfants contre 1069 en 2014. Les enfants arrivant du continent Africain sont les plus nombreux, viennent ensuite les enfants originaires d’Asie, d’Amérique et d’Europe. Le Vietnam (108) devient le premier pays d’origine, suivi de la Colombie (75), la Côte d’Ivoire (62), la Russie (51), la Chine (48) et Haïti (48).