Le contexte : Ce communiqué fait suite à la décision de reporter le projet de loi famille, annoncée par le premier ministre le 4 février 2014. Ce projet de loi, dont le contenu précis n’avait pas encore été présenté, avait donné lieu à de nombreuses consultations et auditions, notamment dans le cadre de groupes de travail mis en place par la ministre de la famille, Dominique Bertinotti, et des travaux des groupes parlementaires. EFA a été force de propositions dans les auditions conduites par les groupes de travail et les groupes parlementaires.

Retrouvez les propositions et la réflexion d’EFA sur une réforme de l’adoption : télécharger le livre blanc d’EFA (pdf), l’accès aux origines, et les deux régimes de l’adoption (plénière et simple). EFA a également soutenu le plaidoyer pour l’adoption nationale, signé par un groupe de professionnelles de l’enfance.

Enfance & Familles d’Adoption (EFA), comme un grand nombre d’acteurs de l’adoption, attendait beaucoup de ce projet de loi sur la famille.

Dommage pour les enfants qui attendent une famille, pour ceux qui sont oubliés dans les méandres administratifs, pour ceux qui passeront leur minorité entre institution et famille d’accueil, pour ceux qui n’auront personne sur qui compter à leur majorité.

Dommage pour les adoptés qui souhaitent avoir accès à leur dossier, contacter leur famille d’origine, de ne pouvoir être tous accompagnés dans cette recherche, qu’ils soient nés ici ou là-bas.

Dommage, pour tous, en attente ou adoptés, que ce projet de loi soit au mieux retardé, ou pire encore, passé aux oubliettes comme tant d’autres avant lui alors que les réflexions de ces derniers mois faisaient naitre l’espoir d’avancées trop souvent reportées dans le domaine des droits des enfants.

Bilan d’adoptabilité pour tous les enfants, préparation et accompagnement des enfants à leur adoption, projet de vie pour chaque enfant, agrément mieux adapté à la réalité de l’adoption avec une information/préparation des futurs parents, accompagnement des familles, avant pendant mais aussi après l’adoption, création d’un conservatoire des origines, sont aujourd’hui essentiels pour permettre aux enfants délaissés, de grandir dans une famille qui sera la leur.

C’est tout cela qu’EFA espérait de la loi sur la famille.

EFA reste ouvert à la poursuite des échanges initiés dans le cadre du projet de loi et continuera d’œuvrer pour la modernisation indispensable du dispositif français de l’adoption.

Enfance & familles d’Adoption, le 4 février 2014