Saisir la balle au bond ou la vague au vent. Pas toujours facile. Il faut une bonne dose d’audace et de courage pour… tout quitter. Anaïs Vanel s’est jetée à l’eau, plongeant dans une passion de mer qui l’a propulsée sur un surf et lancée dans les pages d’un livre. Non pas un livre sur l’adoption mais un récit littéraire qui, par petites touches, cherche à dire sa vie d’avant et sa vie choisie. Depuis sa naissance en lointaine Chine en passant par son enfance auvergnate jusqu’à ses années trépidantes de jeune éditrice parisienne « comblée », Anaïs, à coups de bribes de vie trouvées, retrouvées, repérées a cherché à coller les morceaux qui façonnent sa véritable identité. De ce passé mosaïque, de ces fragments de vie orchestrés en une ronde des saisons est né ce récit « impressionniste », où l’on perçoit que l’enfance tient une part majeure, où l’on devine que le frère complice si cher, que les parents (adoptifs) mis à distance ces dernières années tiennent une part essentielle. La simplicité d’une vie dépouillée, une âme mise à nu, la mer ont opéré comme une renaissance chez cette sportive qui a su prendre la vague « au bond ». En même temps qu’elles ont signé la naissance d’un livre talentueux dont les mots délicats et pudiques nous ont beaucoup émus.

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Ce commentaire a été publié dans le numéro 195 de la revue Accueil