Archive d’étiquettes pour : Fictions

Philomena 
de Stephen Frears, avec Judi Dench, Steve Coogan, Sophie Kennedy Clark

Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver. Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.

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Tel père, tel fils
de Hirokazu Koreeda, avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky

Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l’hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

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La fille publique
de Cheyenne Carron, 2012, Carron Distribution

Yasmeen est placée dans une famille d’accueil depuis l’âge de trois mois. Dix-sept années s’écoulent et des liens d’amour indéfectibles se tissent avec ses parents et ses frères et sœurs. Alors que Yasmeen est sur le point d’être adoptée, et d’être enfin reconnue officiellement comme un membre de sa famille, une femme se met à la harceler, prétextant qu’elle est sa mère…

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La brindille
d’Emmanuelle Millet, 2011, Ad Vitam

Sarah, 20 ans, se lance avec détermination dans la vie active lorsqu’elle apprend avec stupeur qu’elle est enceinte de six mois. Elle ne veut pas d’enfant, pas maintenant. Bouleversée, elle se retrouve déchirée entre sa soudaine condition de future maman et la vie de femme indépendante qu’elle recherche tant. Sarah est déterminée : elle accouchera sous X, espérant seulement que l’enfant soit adopté dans de bonnes conditions.

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Une Vie toute neuve,
d’Ounie Lecomte, 2010, Gloria Films Productions et Now Films

Séoul, 1975. Jinhee a 9 ans. Son père la place dans un orphelinat tenu par des religieuses catholiques. Commencent alors l’épreuve de la séparation et la longue attente d’une nouvelle famille. Au fil des saisons, les départs des enfants adoptés laissent entrevoir une part du rêve, mais brisent aussi les amitiés à peine nées. Jinhee résiste, car elle sait que la promesse d’une vie toute neuve la séparera à jamais de ceux qu’elle aime. C’est à partir de son histoire personnelle qu’OUNIE LECOMTE décide d’écrire ce scénario et signe son premier film. Si l’histoire n’est pas autobiographique, la justesse des émotions et des sentiments qui y sont exprimés résulte du parcours et de la réflexion de la réalisatrice.

Au-delà de la valeur esthétique du film, sa très grande qualité est de se placer à hauteur de l’enfant  et de nous permettre d’appréhender « de l’intérieur » le cheminement que la petite fille va devoir faire pour accepter d’emprunter le chemin qui s’offre devant elle.
Cette histoire ouvre tout un champ de réflexion sur la place de l’adoption, ce qu’elle peut apporter aux enfants privés de famille mais aussi sur ses limites; sur la nécessité d’accompagner enfants et adultes (parents, éducateurs, …) dans l’élaboration de cette construction familiale; sur le rapport à l’identité et aux origines, sur la relation entre les pays d’accueil des enfants et leur pays d’origine. Il faut néanmoins ne jamais perdre de vue que l’histoire se passe dans les années 1970, car les processus d’adoption ont changé depuis cette époque.

Merci à Ounie Lecomte.

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Je suis heureux que ma mère soit vivante
de Claude et Nathan Miller, 2009, Metropolitan Filmexport

Adopté à 7 ans avec son petit frère, Thomas, 20 ans, recherche et retrouve sa mère de naissance. Pendant toute cette démarche, lui reviennent, par petites touches, des épisodes du passé : quand il vivait encore avec sa mère de naissance, les circonstances de son placement, les confrontations avec son père adoptif, ses « pétages de plomb » au collège, etc. Autant d’éléments que Claude et Nathan Miller (les réalisateurs du film) nous livrent au fur et mesure des réminicences de Thomas et qui nous permettent petit à petit d’approcher la douleur et la révolte de Thomas. Autant d’ingrédients pour que cette recherche sauvage, vitale, tourne au drame.

D’une grande subtilité, ce film ne juge pas, ne démontre rien mais nous fait rencontrer des personnages d’une grande crédibilité avec leurs fêlures voire leurs blessures, leurs manquements. Une mère de naissance qui visiblement aime ses enfants mais qui se montre incapable de leur apporter la sécurité de base, un père adoptif fragile, un jeune homme qui cherche sa place à grand fracas, un « petit » frère qui refuse de partager la quête douloureuse de l’aîné parce que lui « n’en a rien à foutre ».

Sombre, dur, ce film se laisse découvrir et soulève de nombreuses questions et réflexions : la préparation à l’adoption du côté des enfants, l’impérieuse nécessité d’un accompagnement des personnes en recherche de leurs origines, le travail non moins nécessaire que les parents (adoptifs) ont à faire sur leurs fragilités, leurs limites. Une histoire puissante, inspirée d’un fait divers, extrêmement bien servie par les 2 acteurs principaux (Vincent Rottiers et Sophie Cattani). On est heureux que Miller, père et fils, aient fait ce film!

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John John (Foster Child),
de Brillante Mendoza, 2008, Distr. Ad Vitam (DVD 2008) avec Kier Alonzo, Cherry Pie Picache, Eugene Domingo et Jiro Manio

Thelma, son mari Dado et leurs deux fils adolescents Gerald et Yuri vivent dans un quartier pauvre de Manille. Ils sont chargés par un service social local de garder des enfants abandonnés en attendant leur adoption. John-John vit maintenant depuis trois ans dans cette famille d’accueil. Le film raconte la dernière journée vécue par la famille avec John-John avant qu’il ne soit remis à ses parents adoptifs américains. À mesure que la journée passe, chaque moment avec le petit garçon de trois ans prend un sens particulier.

Ce film d’un réalisateur philippin nous montre l’adoption vue du et dans le pays d’origine de l’enfant où l’adoption est encadrée et le placement des enfants, d’abord chez les nourrices puis en adoption, accompagné par une structure organisée. Non seulement le regard est placé dans le pays d’origine mais aussi sur cette situation particulière qui est celle de « l’assistante familiale » telle que nous la nommons en France. Nous percevons le contraste entre l’attachement, l’affection portée à cet enfant et l’acceptation du côté temporaire et provisoire de cette situation.

Tout le film repose sur la relation entre l’enfant et sa famille d’accueil et l’ambiguïté entre la place réelle de la famille nourricière et l’investissement affectif qui ne manque pas d’exister vis-à-vis de l’enfant. Peu de choses font référence à la préparation de l’enfant, mais ce n’était pas l’intention première du film.

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Juno,
de Jason Reitman, 2007, Fox (DVD 2008)

Juno, 16 ans, s’aperçoit qu’elle est enceinte. La jeune fille ne se sent pas disposée pour la maternité. Après avoir envisagé l’avortement, elle décide de trouver à l’enfant qu’elle porte des parents adoptifs.

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Va, vis et deviens,
de Radu Mihaileanu, 2005, Warner Home Vidéo (DVD 2006)

Une mère chrétienne pousse son fils de neuf ans à se déclarer juif pour le sauver de la famine et de la mort. L’enfant arrive en Terre Sainte. Déclaré orphelin, il est adopté par une famille française sépharade vivant à Tel-Aviv. Il grandit avec la peur que l’on découvre son double-secret et mensonge : ni juif, ni orphelin, seulement noir. Il découvrira l’amour, la culture occidentale, la judaïté mais également le racisme et la guerre dans les territoires occupés.

Au travers d’une histoire d’adoption particulière racontée avec une très grande justesse et sensibilité et faisant une large place aux émotions et perceptions de l’enfant sur ce qu’il vit, ce film humaniste nous incite à la réflexion sur nombre de questions auxquelles les familles adoptives sont régulièrement confrontées : l’identité, le déracinement, l’intégration, le regard des autres, la tolérance, le droit à la différence, le poids du secret…Tous ces sujets sont abordés avec nuance, respect et humour sans jamais tomber ni dans la caricature, ni dans l’angélisme. Et malgré le parcours douloureux de ce peuple et de l’enfant qui nous guide dans cette épopée, en dépit des zones d’ombre que recèle l’humanité dans certaines situations, ce film nous transmet un magnifique message d’amour et de foi en ce que l’humanité peut aussi avoir de noble.

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Nordeste,
de Juan Solanas, 2005, TF1 Vidéo (DVD 2006)

À 43 ans, après avoir presque tout sacrifié au nom de ses ambitions professionnelles, Hélène décide de ne plus passer à côté de sa vie. Son désir de maternité l’entraîne aux confins de l’Argentine, à la recherche d’un enfant à adopter. Elle découvre alors le Nordeste, une région sauvage où la beauté la plus saisissante des paysages contraste violemment avec l’injustice sociale qui y règne. Au travers de cette quête, Hélène se confronte à une société en souffrance où les destins sont écrasés par le poids d’une misère telle qu’elle mène à toutes les corruptions, tous les trafics, tous les compromis. Au gré de ses rencontres et des amitiés qu’elle va lier, Hélène devra sans cesse faire face à ses propres doutes, ses questionnements personnels. Plus qu’à une simple quête, c’est alors à un voyage initiatique que l’on assiste.

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