Articles

Le Massacre des innocents, les oubliés de la République

Le Massacre des innocents, les oubliés de la République

Mobiliser l’opinion sur les maltraitances à enfants et proposer des solutions, tel est l’objectif des deux auteurs de cet ouvrage, Michèle Créoff, vice-présidente du Conseil national de protection de l’enfance, et Françoise Laborde, ancienne journaliste de France 2. Cette enquête est aussi un travail d’analyse sur les maltraitances, les morts d’enfants, dont on ne parle pas.

Et les 300 000 enfants et mineurs, accueillis souvent tardivement par les services sociaux, ne sont guère mieux traités : ils peuvent être ballotés de foyers en familles d’accueil, leur santé est mal prise en charge, ils n’ont le plus souvent aucune formation (70 % n’ont aucun diplôme). Et à 18 ans, tout ce système aussi imparfait soit-il s’arrête brutalement : ils sont abandonnés par les services sociaux, pour la plupart en situation d’échec et sans ressources (40 % des SDF de moins de 25 ans sont d’anciens enfants placés !).

Personne ne s’y intéresse : Ces enfants ne votent pas, ces enfants ne manifestent pas, ils n’ont pas des milliers d’amis sur Facebook et quand ils ont survécu aux traumatismes de leur enfance, ils préfèrent oublier.

Michèle Créoff et Françoise Laborde, Le Massacre des innocents, les oubliés de la République, Independently published, 2018

Le GIP Enfance en danger fragilisé par des coupes budgétaires

Le GIP Enfance en danger fragilisé par des coupes budgétaires

Après la disparition de l’ORCAN (Organisation régionale de concertation sur l’adoption en Normandie) il y a deux ans, celle programmée de l’ORCA dans l’Est, et alors même que Michèle Créoff, vice-présidente du Conseil national de protection de l’enfance, et Françoise Laborde, ancienne journaliste de France 2, publient un livre dénonçant les failles de la protection de l’enfance, Le Massacre des innocents, les oubliés de la République, c’est maintenant au groupement d’intérêt public Enfance en danger d’être touché par une coupe budgétaire de 400 000 € en 2019.

Face à l’annonce de cette coupe drastique, la CNAPE (convention nationale des associations de protection de l’enfant) interpelle la ministre des Solidarités et de la Santé et appelle à une mobilisation massive pour sauver cette institution qui contribue à la prévention et à la protection des enfants en danger.

Lire le communiqué (pdf) du CNAPE « Le GIP est en danger » sur le site du CNAPE.

EFA intervient aux Assises nationales de la protection de l’enfance

Les 11e assises nationales de la protection de l’enfance se dérouleront les 28 et 29 juin à Nantes. Ces assises concentreront leurs travaux autour de la loi du 14 mars 2016 et des besoins de l’enfant. Nathalie Parent, présidente d’EFA, et Geneviève Miral, ancienne présidente d’EFA, interviendront dans deux ateliers : statut de l’enfant et technologies numériques-réseaux sociaux.

Lire la suite

Il n’existe pas de droit à l’enfant

La polémique enfle autour de l’adoption par les couples de même sexe.

Dans ce contexte, il est important de rappeler qu’il n’y a jamais eu de droit à avoir un enfant, mais, qu’en revanche, chaque enfant a le droit d’avoir une famille, quels que soient son origine, son histoire et ses besoins spécifiques ( la position d’EFA sur le mariage pour tous en octobre 2012 ).

EFA accueille tous les candidats à l’adoption dans le respect de leurs projets et de leurs limites et rappelle que l’égalité de traitement entre tous les candidats à l’adoption, dés lors qu’ils sont titulaires de l’agrément pour adopter, doit être respectée.

Les enfants pupilles de l’État sont tous des enfants particuliers ayant tous subi des ruptures affectives. Il convient alors de chercher, pour chacun d’eux, non pas une famille au hasard parmi les 13 700 agréments en cours de validité mais LA famille qui pourra répondre au mieux à ses besoins. Les conseils de famille des pupilles de l’État ont la responsabilité de déterminer, avec l’aide des professionnels des services, le profil parental qui pourra correspondre à cet enfant-là, en tenant compte de son vécu pré-adoptif et de ses particularités, et de choisir ensuite la famille à qui il sera confié en vue de son adoption.

Il ne s’agit pas de croisement de listes ou de quota selon l’orientation sexuelle des futurs parents, leur statut matrimonial, leur âge, leur couleur de peau ou leur religion… Il ne s’agit pas non plus de mettre « en concurrence » les uns et les autres, mais d’effectuer un travail sur-mesure qui engagera à vie un enfant et ceux qui deviendront ses parents.

Aujourd’hui, avec moins de 1 500 adoptions (internationales et nationales) par an, il est certain que tous les candidats à l’adoption ne verront pas leur projet aboutir. Malgré cela, si les conseils de famille des pupilles de l’État trouvent aisément des familles pour les enfants très jeunes et en bonne santé, il n’en est pas de même pour plus de 800 enfants pupilles de l’État. Certains de ces enfants sont plus grands, leurs premières années de vie ont été marquées par des traumatismes, des ruptures successives, des maltraitances et des négligences, d’autres sont en fratrie, porteurs de pathologie ou d’un handicap… Ils ont besoin d’être accompagnés, ils ont besoin de parents, préparés à les accueillir, ouverts aux différences, de parents qui devront développer des compétences particulières et de solides capacités d’adaptation.

Se proposer comme parent d’un enfant à besoins spécifiques, c’est probablement se donner plus de chances de voir son projet aboutir, mais c’est d’abord et surtout cheminer, si on est en capacité de le faire, vers un enfant différent de celui qu’on avait imaginé au départ. Ce cheminement se travaille et s’accompagne, tant du côté des parents que de celui des enfants ; certains services Adoption en France – dont celui de Seine-Maritime – se sont particulièrement mobilisés en leur faveur.

Et ne l’oublions pas : chaque enfant est singulier et chaque candidat à l’adoption est particulier.

Enfance & Familles d’Adoption, le jeudi 21 juin 2018

Examiner la situation des enfants placés à l’ASE : état des lieux

Examiner la situation des enfants placés à l’ASE : état des lieux

Suite à l’impulsion donnée par le rapport Gouttenoire et la loi du 14 mars 2016 concernant le « projet pour l’enfant » et l’examen de la situation des enfants placés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE) vient de publier un état des lieux de la mise en place des commissions départementales chargées d’examiner la situation des enfants placés à l’ASE, pour un éventuel changement de statut. 79 départements sur les 102 ont répondu au questionnaire que leur avait été adressé.

Lire la suite

La protection de l’enfance au théâtre

La protection de l’enfance au théâtre

« J’ai pas l’temps, j’suis pas comme eux » : cette pièce de théâtre a été réalisée par Véronique Dimicoli à partir de la recherche par les pairs sur la transition à l’âge adulte après une mesure de protection.
Léna, Malik et Cosmina, trois jeunes placés par l’ASE, doivent devenir autonomes à leur 18 ans ! Nous suivons les parcours au sein de l’institution incarnée par un chœur depuis leur placement jusqu’à l’entrée dans leur vie d’adulte.
À voir à l’auditorium Miquel, 98 rue de Fontenay, 94300 Vincennes, le mercredi 9 mai.

En savoir plus

Le CNPE remet son premier rapport d’activité

Le CNPE remet son premier rapport d’activité

Mis en place par la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant, le premier rapport d’activité du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE) vient d’être publié. Il comprend le rapport d’activité de chacune des 5 commissions, un point sur les avis et recommandations du CNPE et ses perspectives.

Plaidoyer pour l’adoption nationale en France

En 20 pages et 10 propositions concrètes, un groupe de professionnelles engagées dans la pratique de l’adoption nationale appelle à une mobilisation urgente en faveur des enfants pupilles de l’Etat et des enfants délaissés et réclament une réforme du dispositif de l’adoption nationale. Une initiative nécessaire parce qu’il est temps d’agir !

Lire la suite

La protection de l’enfance renforcée par une nouvelle loi

Par un ultime vote de l’Assemblée nationale le 1er mars 2016, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi sur la protection de l’enfance. Cette loi, adoptée après un an et demi de débats intermittents, complète celle de 2007. Elle devrait permettre de stabiliser la situation des enfants placés et de mieux accompagner la transition vers l’âge adulte. Retrouver la position d’EFA sur cette proposition de loi.