Xavier de Moulins, Les hautes lumières, JC Lattès, 2017

Histoire de maternité et histoire d’amour, histoires qui se croisent, histoire de choix. Nina n’arrive pas à devenir mère, le diagnostic est sans appel : Vous ne serez jamais mère. Son mari Tahar la soutient, la porte dans l’espoir et le désespoir. C’est une kafala familiale qui leur permettra d’être parents mais l’administration française leur refuse le visa pour l’enfant. Commence alors une quête afin de trouver une solution pour faire sortir l’enfant du Maroc. Tandis que Nina se débat au Maroc, Tahar rencontre Françoise, une photographe qui va lui proposer son aide mais dont il va également tomber amoureux.

On est happé par la belle écriture sans fioriture de l’auteur (phrases courtes, percutantes, chapitres très courts) qui interroge la puissance destructrice de nos désirs, l’ambivalence des êtres et les caprices du destin. Xavier de Moulins se glisse avec réalisme dans la peau de cette femme, qui se perd dans son désir d’enfant et se noie dans le bonheur d’être enfin mère, et dans celle de cet homme discret et timide. h

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