Couleur de peau : Miel, Tome 2, 2008

À 14 ans, Jung aborde la difficile période de l’adolescence, l’âge où certains rejettent leur famille pour mieux trouver leur personnalité. Comme Jung est du genre radical, son rejet sera intense ! Ce sera toutefois pour mieux découvrir les autres : les amis, dont certains sont des coréens adoptés aussi. Et puis les filles : Jung a un certain succès auprès d’elles et lui leur porte un intérêt prononcé. Enfin, se libère en lui une véritable passion pour le dessin… Mais en même temps que l’enfant devient jeune homme grandit une sorte de désespoir. Ce désespoir, tous les enfants adoptés de son entourage semblent l’expérimenter, et pour certains, il sera même fatal. Au combat pour trouver une place dans un environnement familial succède celui de s’accepter tel qu’il est. Il le mènera au seuil de sa vie d’homme.

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Couleur de peau : Miel, Tome 1, 2007

« Couleur de peur : miel » : c’est ce que précisait, entre autres, le dossier de Jung au Holt, ce grand orphelinat américain de Séoul, en Corée, où il ne va rester que 2 mois, à l’âge de 5 ans. Miel. C’est aussi la couleur des cheveux des quatre autres enfants du couple belge qui l’adopte. De la vie à l’orphelinat aux premiers « ébats » sexuels de l’adolescence, en passant par diverses bêtises bien cachées à des parents à l’éducation sévère grâce à la complicité de son frère et de ses soeurs, Jung nous narre son enfance, pleine de questionnements sur le déracinement, de crises d’identité auxquelles s’ajoutent ensuite les problèmes classiques des adolescents. On entend souvent dire qu’une adoption, c’est comme une greffe, ça prend … ou pas. Jung, au travers de sa propre histoire, en nous racontant ses propres interrogations, nous montre que c’est beaucoup plus subtil et nuancé que ça.

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COSEY, Zélie nord-sud, Lombard, 1997

Parvenue à l’âge adulte, Zélie la petite Burkinabé adoptée en Suisse, revient au pays de sa naissance. L’espoir d’y retrouver son amie d’enfance, Aminata Lapeule, conduit Zélie à découvrir ses racines.

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Le train des orphelins

Entre 1854 et 1929, environ 250 000 enfants, orphelins ou abandonnés par leurs parents dans les rues de New-York, ont traversé le continent américain en train d’Est en d’Ouest pour être proposés en adoption à des familles censées leur offrir un meilleur avenir. Les deux tomes, aux illustrations d’un réalisme particulièrement évocateur, nous présentent une réalité bien différente, faite de misère et de violence. L’intrigue qui sert de fil conducteur tient le lecteur en haleine.

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Les Enfants d’ailleurs

Noé, Théo et Maxime, trois copains inséparables, observent l’enterrement du père Gab. Ils font la connaissance de Rebecca, la petite-fille adoptive du défunt. Sous le charme, les trois garçons s’empressent d’accompagner Rebecca qui a décidé, sans l’aval de ses parents, de visiter la maison de son grand-père.  En pénétrant dans la maison, les enfants découvrent un lieu étrange, à l’abandon. Un vieux chat et un mainate y ont même été oubliés. Mais alors que le soleil couchant s’efface peu à peu derrière une bande de nuages, le mainate se met à gesticuler et hurler, prévenant les enfants d’un danger imminent.Parvenant à allumer la lumière, les enfants surprennent avec frayeur une ombre qui s’apprêtait à se jeter sur eux avant que l’éclairage salvateur ne la fasse fuir…

« Le passage », premier tome des Enfants d’ailleurs par Bannister et Nykko, s’est vu décerner le prix Jeunesse 2007, par un panel de jeunes lecteurs, au festival BD de Lyon.

Les enfants d’ailleurs (la série)

Adoptions

Guillaume Grimonprez et son épouse et lui ont adopté deux enfants en Colombie en 2009 et 2012, qui touts les deux environ 4 ans au moment de leur adoption. Une expérience tellement enrichissante et émotionnellement forte pour Guillaume qu’il a souhaité d’en faire une bande dessinée. Pensant à l’origine ne la réaliser que pour ses proches, il a finalement décidé de la livrer en feuilletons sur le web. Suivi par un public de plus en plus nombreux, il a décidé de la publier.
On retrouve dans cet album agréable et plein d’humour, de nombreux aspects qui parleront à tous : la rencontre, l’instauration des premiers liens, les états d’âme du papa que sa petite fille a du mal à investir, les réactions de l’aîné, les questions « triviales » du quotidien, l’évolution de la famille…

http://guillaume-grimonprez.fr/adoptions

Marianne Dubuc, Je ne suis pas ta maman

Marianne Dubuc, Je ne suis pas ta maman, La Martinière jeunesse, 2017

Un écureuil trouve sur le pas de sa porte une boule piquante dont jaillit bientôt une créature pleine de poils qui, de surcroît, le prend pour sa maman ! L’écureuil accepte de l’accueillir provisoirement mais il est bien décidé à rechercher sa maman, car au fil des jours, cette créature bizarre ne cesse de grandir et de grossir de façon impressionnante. Et pourtant, petit à petit la vie s’installe entre eux avec tendresse et affection… Le hasard réserve parfois des rencontres inattendues, comme dans ce conte sur la différence, magnifiquement illustré.

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Thomas Lavachery, Ma famille verte

Thomas Lavachery, Ma famille verte, Pastel, L’École des loisirs, 2017

Avec ses personnages aux cheveux hirsutes, dotés de quatre bras, la nouvelle famille de Gugule Guduk lui semble bien étrange, pour ne pas dire inquiétante. Mais au fur et à mesure, Gugule finit par s’habituer à son nouvel environnement, et comprendre cette nouvelle langue ; elle n’a pas le choix, elle a été adoptée… sur une autre planète. Une façon plus réaliste de parler d’adoption aux enfants. Fini le rose et bleu, tout le monde est vert.

Gugule Guduk vient du Birnam, de la planète terre. Comme elle n’avait plus de parents, elle en a reçu d’autres. Elle les découvre en arrivant à l’aérostation et… ils sont tout verts ! Tout le monde est vert sur cette planète ! Tout lui paraît étrange. Sa nouvelle famille a les oreilles pointues et sent le caoutchouc, on ne mange pas du riz, mais de la purée qui a un goût de vase, on parle aussi une langue bizarre… Mais elle finit par la trouver chouette sa nouvelle vie verte !

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Valérie Lacroix, Né sous X

Valérie Lacroix, Né sous X, Le Verger des Hespérides, 2017

L’intérêt de ce roman réside dans la justesse de ton utilisé pour parler de la naissance sous le secret. À la fête foraine, Léo consulte une diseuse de bonne aventure qui lui recommande, pour retrouver sa mère naissance, de suivre la trace des ours polaires… Alors que Léo est dévoré de curiosité mais aussi empreint d’une certaine inquiétude, l’attitude de sa mère adoptive, pleine de tact et de respect pour son fils et la femme qui l’a mis au monde, permet de distiller au fil du roman les conseils pour commencer à parler de la naissance « sous X » : patience et maturité pour les adoptés, bien qu’il ne soit pas nécessaire d’avoir atteint l’âge de 18 ans contrairement à ce qu’indique l’auteur, neutralité et écoute bienveillante pour les parents adoptifs au moment de la prise de conscience des circonstances de la naissance. Une bonne entrée en matière pour les jeunes d’une dizaine d’années.

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Kit de Waal, Je m’appelle Léon

Je m’appelle Léon, j’ai 9 ans, mon père est en prison et je m’occupe de ma mère et de mon demi-frère Jake, un bébé. Jusqu’au jour où les services sociaux, parce que Maman ne se lève plus, décident de nous placer. Jake, tout petit garçon blanc, va être confié à l’adoption mais moi, je suis un grand et en plus je suis marron, alors je vais être placé chez Mo. Cette histoire nous la vivons à travers les yeux de Léon qui exprime sa tristesse, sa colère et son incompréhension face à cette séparation d’avec sa mère et son petit frère. Mais c’est aussi l’histoire de ses rencontres avec Mo, Sylvia, Tufty et bien d’autres encore, rencontres avec des adultes aimants qui amènent à la résilience.

Un livre magnifique qui prend aux tripes sans doute parce que nous voyons les événements se dérouler à travers les yeux d’un enfant, lucide face à l’injustice de sa situation et pourtant si jeune dans ses réactions.

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